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Prix du pétrole en chute : accord US-Iran sur l’Ormuz en négociation finale

by Amélie Bernard
Un accord « largement négocié », mais des détails encore en suspens

Les prix du pétrole ont chuté lundi 25 mai 2026 sur les marchés internationaux, après que des déclarations du président américain Donald Trump ont relancé les espoirs d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, incluant la réouverture du détroit d’Ormuz.

Un accord « largement négocié », mais des détails encore en suspens

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche 24 mai 2026 qu’un mémorandum d’entente sur un accord de paix avec l’Iran, visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et à rouvrir le détroit d’Ormuz, était « largement négocié ». Selon ses déclarations sur Truth Social, les « derniers aspects et détails » sont encore en discussion et devraient être officialisés « sous peu ». Cette annonce a immédiatement fait réagir les marchés financiers, avec une baisse des cours du pétrole, alors que la réouverture du détroit stratégique pourrait réduire les tensions sur l’approvisionnement mondial.

Trump a précisé qu’il n’accepterait un accord final que s’il garantissait l’impossibilité pour l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et un « traitement satisfaisant » de son uranium enrichi. Cette condition, réaffirmée lors d’un entretien avec la chaîne CBS, reflète une ligne rouge pour Washington, bien que Téhéran maintienne que son programme nucléaire est destiné à des usages civils et nie toute intention de développer une bombe atomique.

Réactions contrastées et obstacles persistants

Si les États-Unis et l’Iran semblent proches d’un accord, des divergences subsistent. Selon l’agence de presse iranienne Fars, le projet de mémorandum prévoit que Téhéran pourrait « gérer » le détroit d’Ormuz, une revendication qui n’a pas encore été explicitement confirmée par Washington. Par ailleurs, l’agence Tasnim, proche du pouvoir iranien, a indiqué qu’il restait des « différences sur un ou deux articles » du texte, et que tout blocage américain pourrait compromettre l’accord.

Réactions contrastées et obstacles persistants
Ormuz États

Du côté américain, le secrétaire d’État Marco Rubio, en visite en Inde, a évoqué la possibilité d’une annonce majeure concernant le détroit d’Ormuz « dans les prochaines heures ». Il a souligné que les discussions étaient « avancées », mais sans préciser si une décision finale était déjà prise. La Commission européenne, par la voix de sa présidente Ursula von der Leyen, a salué « les progrès vers un accord », tout en réaffirmant que l’Iran ne devait pas être autorisé à se doter de l’arme nucléaire.

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Impact sur les marchés : une baisse des prix, mais des incertitudes durables

Les espoirs d’un accord ont immédiatement influencé les marchés. Selon des analystes cités par Khaleej Times, les prix du pétrole pourraient continuer à baisser dans les prochains jours, tandis que l’or pourrait enregistrer une hausse, reflétant une recherche de sécurité face à l’incertitude géopolitique persistante. La réouverture du détroit d’Ormuz, par lequel transite une partie importante du commerce mondial de pétrole, pourrait en effet réduire les risques de perturbation de l’approvisionnement, mais les détails concrets de l’accord et sa mise en œuvre restent à préciser.

Iran nuclear deal talks stall as US blockade sends oil prices soaring
Impact sur les marchés : une baisse des prix, mais des incertitudes durables
Ormuz Iran

Donald Trump a également indiqué qu’il prendrait une décision dimanche sur la reprise ou non des attaques contre l’Iran, une menace qui pèse depuis des semaines sur les marchés. Dans une interview accordée à Axios, il a déclaré :

« Soit nous obtenons un bon accord, soit je les réduis en miettes. »

Donald Trump, président des États-Unis

Cette déclaration, bien que perçue comme une provocation, pourrait aussi être interprétée comme une tentative de pression pour accélérer les négociations.

Un rôle clé pour les médiateurs régionaux

L’avancée des discussions doit beaucoup à l’intervention de médiateurs régionaux, notamment le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir. Ce dernier s’est rendu à Téhéran cette semaine pour transmettre une proposition révisée des États-Unis visant à mettre fin à la guerre et à rouvrir le détroit. Cette initiative a permis de relancer les pourparlers, après plusieurs semaines de tensions et de déclarations contradictoires.

Cependant, malgré ces progrès, des obstacles subsistent. L’Iran exige notamment des garanties claires sur la fin des attaques américaines et de ses alliés contre ses positions régionales, tandis que Washington insiste sur le contrôle de son programme nucléaire. La décision finale dépendra aussi de l’approbation du Conseil suprême de sécurité nationale iranien et, en ultime instance, de l’ayatollah Mojtaba Khamenei.

Que se passera-t-il ensuite ?

Si un accord est finalisé, il pourrait marquer un tournant dans la géopolitique du Moyen-Orient, avec des répercussions immédiates sur les prix de l’énergie et la stabilité régionale. Cependant, les marchés restent prudents, en attendant la confirmation des détails et la signature officielle du texte. Les analystes soulignent que même en cas d’accord, les tensions sous-jacentes pourraient persister, notamment sur la question nucléaire et les rivalités régionales.

Pour l’instant, les investisseurs surveillent de près les déclarations des deux camps, tout en anticipant une possible annonce dans les prochaines heures. La baisse des cours du pétrole ce lundi reflète cette attente, mais aussi la méfiance persistante face à un accord dont les contours restent flous.

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