Une récente campagne de l’ONU Femmes, mettant en scène des Soudanaises portant le niqab, a suscité des critiques quant à la cohérence de son approche en matière d’égalité des sexes. L’initiative, illustrant le slogan « Quand les femmes dirigent, la paix suit », est perçue par certains comme une illustration de la déconnexion entre le féminisme institutionnel et les réalités sur le terrain.
La campagne a notamment été critiquée pour son silence sur les facteurs religieux et culturels qui contribuent aux inégalités entre les sexes. En cherchant à concilier la défense des droits communautaires et la promotion d’une égalité universelle, l’ONU Femmes se retrouve, selon certains observateurs, dans une contradiction. Cette approche est jugée problématique car elle pourrait masquer une forme d’apartheid sexuel, toléré au nom du multiculturalisme.
L’absence de reconnaissance des causes profondes des inégalités, notamment celles liées aux traditions religieuses et culturelles, est au cœur des préoccupations. Cette omission, selon les critiques, affaiblit la crédibilité de l’organisation internationale et son engagement en faveur des droits des femmes. L’ONU Femmes est ainsi accusée d’un certain aveuglement face à des pratiques qui entravent l’émancipation féminine.
En évitant de nommer explicitement les obstacles spécifiques auxquels sont confrontées les femmes dans certains contextes culturels, l’organisation risque, selon les détracteurs de cette campagne, de compromettre l’efficacité de ses actions et de minimiser les souffrances de celles qui sont victimes de discriminations.
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