Home AffairesQu’est-il arrivé aux actions PTSB de mon mari ? – Le temps irlandais

Qu’est-il arrivé aux actions PTSB de mon mari ? – Le temps irlandais

by Amélie Bernard

Publié le 21 décembre 2025 à 05h00. Un couple se demande ce qu’il est advenu des actions gratuites reçues lors de la démutualisation de l’Irish Permanent Building Society il y a plus de trente ans, alors que la banque est sur le point d’être vendue.

  • Un homme et sa femme ont reçu des actions gratuites de l’Irish Permanent Building Society en 1994 lors de sa transformation en société cotée en bourse.
  • Malgré des tentatives répétées pour retrouver ses actions, l’homme n’a reçu aucune réponse de la banque.
  • Une offre récente de rachat de petits portefeuilles d’actions par la banque a pu entraîner la vente de ses actions sans qu’il en soit informé.

L’histoire de cet homme et de sa femme illustre les complexités et les frustrations rencontrées par les anciens actionnaires de l’Irish Permanent Building Society, suite à une série de fusions, de sauvetages bancaires et de restructurations. Leur cas, mis en lumière par une lectrice signant HG, intervient alors que la Permanent TSB (PTSB) est sur le point d’être vendue, ravivant les questions sur le sort des actions héritées de cette époque.

Monsieur HG a reçu des actions gratuites lors de la démutualisation de l’Irish Permanent Building Society en 1994, comme plus de 227 000 autres clients éligibles sur un total d’environ 500 000. Pour être éligible, il fallait détenir une hypothèque avec un solde d’au moins 500 £ (environ 635 €) au 23 mars 1994, date du vote de démutualisation, ou un compte d’investissement ouvert depuis le 23 février 1992 avec un solde minimum de 100 £ (environ 127 €) depuis le 1er juillet 1993. Les détenteurs des deux types de comptes recevaient 600 actions.

Pendant des années, Monsieur HG a reçu des invitations aux assemblées générales et un petit dividende. Cependant, après un séjour à l’étranger, il a rencontré des difficultés pour mettre à jour son adresse auprès de la banque. Ses tentatives répétées pour rétablir la propriété de ses actions, en contactant le bureau de Dublin, sont restées vaines. Sa femme a également reçu des actions gratuites, mais sans dividende.

La situation s’est compliquée avec la fusion de l’Irish Permanent avec Irish Life en 1999, créant Irish Life & Permanent, puis le rachat de TSB en 2001. La crise financière de 2009 a frappé de plein fouet le secteur bancaire irlandais, et le groupe a dû être sauvé par l’État en 2011, qui en est devenu actionnaire à 99,2 %. Irish Life a été scindée en 2012 et vendue à Great-West Lifeco pour 1,3 milliard d’euros en 2013.

En 2015, la PTSB a procédé à un regroupement d’actions, réduisant le nombre d’actions détenues à un dixième. Ironiquement, cette opération a coïncidé avec la première année de bénéfices de l’entreprise depuis 2007. Plus récemment, la banque a lancé une offre de rachat de « petits lots » d’actions, proposant aux actionnaires détenant moins de 100 actions de les vendre avec une légère prime.

C’est cette offre qui semble être au cœur du problème. Sur les 129 000 actionnaires de la PTSB, plus de 128 000 détenaient moins de 100 actions, avec une moyenne de moins de cinq actions par actionnaire après le regroupement de 2015. L’offre visait à simplifier le registre des actionnaires, mais a pu entraîner la vente d’actions à des actionnaires qui n’étaient pas informés de l’opération, notamment ceux dont l’adresse était obsolète.

La banque a payé 1,74 € par action – une prime de 5 % par rapport au prix du marché à l’époque – et a envoyé des chèques aux actionnaires concernés à l’adresse enregistrée. Il semble que Monsieur HG, n’ayant pas été informé de l’offre en raison de son adresse obsolète, ait vu ses actions rachetées sans son consentement.

Pour retrouver une éventuelle compensation, Monsieur HG devrait contacter MUFG, le nouveau registraire des actions de la PTSB, au 01 5530050 ou par courriel à [email protected] en indiquant « Offre de lots irréguliers PTSB » dans l’objet. Il devra fournir son adresse actuelle et un numéro de référence d’actionnaire, s’il le possède.

Sur le plan fiscal, les gains issus de la vente des actions seront considérés comme des bénéfices, car elles ont été reçues gratuitement. Cependant, compte tenu du faible montant probable, il est peu probable que Monsieur HG doive payer des impôts sur ces gains.

En fin de compte, cette affaire souligne l’importance de maintenir à jour ses coordonnées auprès des institutions financières et les difficultés rencontrées par les petits actionnaires dans un environnement bancaire en constante évolution.

Veuillez adresser vos questions à Dominic Coyle, Q&A, The Irish Times, 24-28 Tara Street Dublin 2, ou par courriel à [email protected] en indiquant votre numéro de téléphone. Cette chronique est un service aux lecteurs et ne saurait se substituer à un conseil professionnel.

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