Publié le 1er octobre 2025 à 07h23. L’administration Trump est parvenue à un accord avec l’université Harvard, mettant fin à des mois de tensions concernant le financement fédéral et les accusations d’antisémitisme sur le campus. Harvard s’engage à verser 500 millions de dollars (8,3 billions de roupies indonésiennes) et à développer des programmes de formation aux nouvelles technologies.
- L’université Harvard versera 500 millions de dollars (8,3 billions de roupies indonésiennes) dans le cadre d’un accord avec l’administration américaine.
- Harvard s’engage à développer des programmes de formation professionnelle axés sur l’intelligence artificielle et d’autres technologies de pointe.
- Cet accord intervient après des mois de tensions entre l’administration Trump et plusieurs universités américaines, notamment sur les questions de financement et de liberté d’expression.
L’accord a été annoncé mardi par le président Donald Trump, qui a déclaré que son gouvernement avait conclu un arrangement avec l’université de Harvard après des négociations difficiles. « Linda finalise les derniers détails », a-t-il affirmé aux journalistes depuis le Bureau Oval de la Maison Blanche, en référence à Linda McMahon, la secrétaire américaine à l’Éducation, selon l’agence Reuters.
Selon les termes de l’accord, Harvard s’engage non seulement à verser une somme de 500 millions de dollars, mais également à exploiter des écoles professionnelles dédiées à la formation dans des domaines clés tels que l’intelligence artificielle et les technologies de pointe. « Ils enseigneront aux gens comment utiliser l’IA et bien d’autres choses, les machines, beaucoup de choses », a précisé le président Trump.
L’université de Harvard n’a pas encore publié de commentaire officiel concernant cet accord. La dispute entre l’administration Trump et Harvard s’inscrit dans un contexte plus large de pressions exercées par le gouvernement sur diverses institutions éducatives américaines. Washington a menacé de réduire le financement fédéral des universités accusées de ne pas prendre suffisamment au sérieux les préoccupations liées à l’antisémitisme, notamment dans le cadre des manifestations pro-palestiniennes concernant le conflit israélo-palestinien à Gaza.
Des organisations de défense des droits de l’homme ont exprimé leur inquiétude quant à ces mesures, les jugeant susceptibles de porter atteinte à la liberté d’expression et à l’indépendance académique. Le président Trump a à plusieurs reprises accusé des universités, dont Harvard, de tolérer l’antisémitisme lors de manifestations en faveur de la cause palestinienne. Les manifestants, dont certains se disaient juifs, ont rétorqué que l’administration Trump confondait à dessein les critiques à l’égard d’Israël avec l’antisémitisme et la défense des droits palestiniens avec l’extrémisme. Ils ont également souligné l’absence d’enquête similaire sur les actes d’islamophobie.
Un groupe de travail interne à Harvard avait précédemment signalé que des étudiants juifs et musulmans avaient été victimes de harcèlement pendant la période de tensions liées à la guerre à Gaza. Outre Harvard, l’administration Trump a également conclu des accords similaires avec l’université Columbia et l’université Brown, bien que les détails de ces accords n’aient pas encore été rendus publics.
Alan Garber, le président de l’université Harvard, avait auparavant averti que les actions du gouvernement fédéral pourraient entraîner une réduction du financement de l’université allant jusqu’à 1 milliard de dollars par an, ce qui pourrait se traduire par des licenciements et un gel des embauches. En mars dernier, le gouvernement Trump avait entamé un examen des contrats et des subventions fédérales accordés à Harvard, d’une valeur totale de 9 milliards de dollars, menaçant de suspendre plus de 2,3 milliards de dollars de financement si l’université ne modifiait pas ses pratiques.
L’administration Trump fait actuellement l’objet de plusieurs poursuites judiciaires en lien avec ces mesures.
(NVC / ITA)
