Publié le 24 septembre 2024. La société Fruits du Développement, après avoir frôlé la faillite, a réussi à redresser la barre grâce à un plan de restructuration et à un soutien financier, et se tourne désormais vers de nouvelles opportunités d’investissement, notamment dans le secteur hôtelier.
- La société a surmonté une crise financière majeure, évitant la faillite et rétablissant la cotation de ses actions.
- Un plan de restructuration financière est en cours, avec une augmentation de capital de 195 millions de riyals saoudiens (environ 51,8 millions d’euros).
- Fruits du Développement explore des opportunités d’investissement sélectives, privilégiant la diversification et la gestion des risques.
Fruits du Développement a traversé une période particulièrement difficile en 2021. La suspension de la négociation de ses actions en bourse, conjuguée à des pertes cumulées dépassant 230 % de son capital et à un endettement supérieur à cinq fois ses actifs, l’a placée au bord du gouffre. Des difficultés à publier ses états financiers et à obtenir des avis favorables à l’étranger ont aggravé la situation.
Mon Dossier Al-Marzouki, directeur général et PDG de la société, explique avoir été confronté à un exode massif des employés de la direction financière en un mois, sans PDG en place. Il a souligné l’importance du soutien financier apporté par lui-même et le président actuel du conseil d’administration, Walid Al-Shuwaier, pour assurer la pérennité de l’entreprise.
« Nous avons pu attirer de nouvelles compétences malgré toutes ces circonstances. »
Mon Dossier Al-Marzouki, directeur général et PDG de Fruits du Développement
Grâce aux efforts combinés des conseils d’administration successifs et de la direction, la société a pu rétablir la cotation de ses actions après plusieurs années. Elle est désormais en mesure de rembourser ses créanciers, d’augmenter son capital et de réduire ses pertes. L’augmentation de capital attendue devrait permettre de ramener les pertes à moins de 40 % du capital et l’endettement à moins de 10 % des actifs.
Fruits du Développement étudie actuellement des opportunités d’investissement prometteuses, mais adopte une approche prudente, privilégiant la qualité à la quantité. Seules trois opportunités sur trente ont été retenues au cours de la dernière période, témoignant d’une volonté de limiter les risques.
L’augmentation de capital de 195 millions de riyals saoudiens (environ 51,8 millions d’euros), récemment approuvée par l’Autorité des marchés financiers, sera utilisée pour finaliser le plan de restructuration financière, rembourser les créanciers et investir dans des opportunités à forte rentabilité. La société envisage d’introduire certains de ces investissements en bourse à l’avenir afin de maximiser les rendements pour les actionnaires, avec des effets attendus dès l’année prochaine.
Fruits du Développement a également fait son entrée dans le secteur de l’hôtellerie de luxe, en investissant 22 % dans “Yamama Plus Apartments” pour un montant de 7,6 millions de riyals saoudiens (environ 2 millions d’euros). Cette opération s’inscrit dans le contexte du développement et du tourisme florissants dans le Royaume. La société prévoit de dépasser les 3 000 chambres d’hôtel dans les cinq prochaines années, avec un chiffre d’affaires potentiel de 300 millions de riyals saoudiens par an (environ 79,6 millions d’euros), et envisage une introduction en bourse de cette filiale pour soutenir sa stratégie de diversification.
La société a également réglé toutes ses obligations en matière de sécurité sociale et a bénéficié d’une exonération d’amendes et de pénalités, pour un montant de plus de 1,2 million de riyals saoudiens (environ 318 000 euros).
Concernant les réclamations de l’Autorité Zakat, Taxe et Douanes, Fruits du Développement a fait l’objet de contrôles pour les années 2019 à 2022. Une évaluation initiale avait conduit à une majoration d’environ 4,7 millions de riyals saoudiens (environ 1,25 million d’euros), mais grâce à des clarifications, des documents et des solutions alternatives, la décision finale a été favorable à la société, qui a pu adopter ses déclarations précédentes et annuler l’augmentation.
Al-Marzouki a exprimé sa gratitude envers les responsables de l’autorité pour leur coopération et leur professionnalisme, qui ont contribué à soutenir les investisseurs et le marché du travail.
En ce qui concerne le procès intenté par d’anciens membres du conseil d’administration pour obtenir une indemnité de 230 millions de riyals saoudiens (environ 61,2 millions d’euros), la société a fait appel et a rempli les exigences du comité de licenciement concernant l’autorisation de l’association, dans l’attente d’une décision finale.
Al-Marzouki a souligné que les principaux défis auxquels l’entreprise est confrontée après la restructuration sont de maintenir la liquidité et de soutenir la croissance des nouveaux investissements de manière équilibrée.
