Home AffairesRYANAIR SUPPRIME 1,2 M DE SIÈGES POUR LE S26 DEPUIS LA RÉGION D’ESPAGNE ET FERME TOUS LES VOLS DES ASTURIES, ALORS QUE LE GOUVERNEMENT N’ARRÊTE PAS L’AUGMENTATION DES FRAIS DE MONOPOLY D’AENA OU LES AMENDES ILLÉGALES DE BUSTINDUY – Site Web d’entreprise de Ryanair

RYANAIR SUPPRIME 1,2 M DE SIÈGES POUR LE S26 DEPUIS LA RÉGION D’ESPAGNE ET FERME TOUS LES VOLS DES ASTURIES, ALORS QUE LE GOUVERNEMENT N’ARRÊTE PAS L’AUGMENTATION DES FRAIS DE MONOPOLY D’AENA OU LES AMENDES ILLÉGALES DE BUSTINDUY – Site Web d’entreprise de Ryanair

by Amélie Bernard

Publié le 8 octobre 2025 à 14h30. Ryanair annonce une réduction significative de ses vols vers l’Espagne régionale en raison de la politique tarifaire jugée excessive de l’opérateur aéroportuaire Aena, contrôlé par l’État espagnol.

  • Ryanair réduira de 1,2 million de sièges (soit 10 %) son offre de vols vers les aéroports régionaux espagnols pour l’été 2026.
  • La compagnie aérienne supprimera toutes ses liaisons vers et depuis l’aéroport des Asturies.
  • Ryanair accuse Aena de maintenir des redevances aéroportuaires non compétitives, en particulier dans les aéroports régionaux peu fréquentés, et critique le gouvernement espagnol pour son inaction.

Ryanair, leader du transport aérien en Espagne, a annoncé ce mercredi une nouvelle réduction de sa capacité de vols vers le pays, pointant du doigt les politiques tarifaires d’Aena, l’opérateur aéroportuaire espagnol. Cette décision intervient après une première réduction d’un million de sièges pour l’hiver 2025 et marque une escalade dans le conflit entre la compagnie aérienne et les autorités espagnoles.

Selon Ryanair, Aena, dont l’État espagnol est l’actionnaire majoritaire, maintient des redevances aéroportuaires trop élevées dans les aéroports régionaux, les rendant peu attractifs pour les compagnies aériennes. La politique tarifaire d’Aena consiste à appliquer des tarifs similaires à ceux des grands aéroports comme Madrid, Barcelone, Palma et Malaga, même pour des infrastructures sous-utilisées. Face à ces coûts élevés, Ryanair se tourne vers d’autres destinations, notamment au Maroc, en Italie, en Croatie, en Albanie et en Suède, où les frais d’aéroport sont plus faibles.

La compagnie irlandaise affirme avoir soumis au gouvernement espagnol et à Aena deux plans de croissance qui auraient permis d’augmenter le trafic de 40 % d’ici 2030, atteignant 77 millions de passagers par an. Ces propositions ont été ignorées, selon Ryanair, qui déplore un manque de volonté politique pour stimuler le tourisme et l’emploi dans les régions espagnoles.

Ryanair critique également le ministre de la Consommation, Alberto Bustinduy, pour son intervention jugée illégale dans la politique de tarification des compagnies aériennes, en violation du droit de l’Union européenne. La compagnie dénonce également le fait que le ministre ne prenne aucune mesure contre les pratiques de surfacturation de certaines agences de voyages en ligne (OTA) espagnoles, au détriment des consommateurs.

« AENA et son principal actionnaire, le gouvernement espagnol, continuent de nuire à la croissance du trafic régional, au tourisme et à l’emploi en Espagne à travers des taxes aéroportuaires élevées et des augmentations de prix injustifiées. AENA devrait réduire les taxes aéroportuaires dans les aéroports régionaux sous-utilisés, mais au lieu de cela, ils prévoient de les augmenter de 7%, la plus forte augmentation des taxes depuis plus d’une décennie. »

Michael O’Leary, PDG du groupe Ryanair

Ryanair souligne qu’elle reste un investisseur majeur en Espagne, avec l’ouverture prochaine de nouvelles installations de maintenance à Madrid et Séville, ainsi que d’un centre de formation aérienne à Madrid. Cependant, la compagnie avertit qu’elle ne pourra pas poursuivre son développement en Espagne tant que les redevances aéroportuaires resteront aussi élevées.

La compagnie appelle le gouvernement espagnol à réduire les redevances d’Aena pour les rendre compétitives avec celles d’autres aéroports européens, et à mettre fin aux pratiques de surfacturation des OTA. Elle réclame également l’annulation des amendes jugées illégales infligées par le ministre Bustinduy, qui, selon Ryanair, violent le droit européen et la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (affaire Vueling de 2014).

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