Publié le 20 octobre 2025 22:43:00. Des étudiants de l’Institut Polytechnique National (IPN) ont mis au point une boîte de surveillance de la qualité de l’eau, baptisée TlalocBox, capable de fournir des analyses en temps réel et de contribuer à améliorer l’accès à une eau potable au Mexique.
- La TlalocBox détecte les contaminants tels que les métaux lourds, les produits chimiques industriels et les déchets agricoles.
- Contrairement aux méthodes actuelles, elle fournit des résultats quasi immédiats grâce à l’Internet des objets.
- Le projet s’inscrit dans la politique de l’eau de la présidente Claudia Sheinbaum.
Un nouveau prototype de surveillance de la qualité de l’eau, développé par des étudiants de l’IPN, pourrait révolutionner la gestion des ressources hydriques au Mexique. La TlalocBox, nommée en hommage au dieu aztèque de la pluie, permet une analyse rapide et précise de la pureté de l’eau, directement sur le terrain.
Eduardo Rodrigo Cruz Figueroa et Andrés Jalpilla López, étudiants en télématique à l’Unité Professionnelle Interdisciplinaire d’Ingénierie et Technologies Avancées (UPIITA), sont à l’origine de cette innovation. Ils ont conçu une boîte hermétique équipée de capteurs capables de mesurer la température, le pH (acidité ou alcalinité) et la turbidité de l’eau. L’appareil fonctionne grâce à un microcontrôleur Arduino – une plateforme électronique open source – et est alimenté par une batterie rechargeable portable.
« Le boîtier est spécialement conçu pour empêcher l’eau de fuir et d’endommager les composants électroniques, tout en identifiant la présence de contaminants. »
Eduardo Rodrigo Cruz Figueroa, étudiant à l’UPIITA
La TlalocBox se distingue des technologies traditionnelles de surveillance de l’eau, qui nécessitent l’envoi d’échantillons en laboratoire et des délais d’analyse pouvant atteindre plusieurs jours. Grâce à son système basé sur l’Internet des objets, elle transmet les données via le réseau SigFox – un réseau mondial à faible consommation – à une plateforme appelée ThingSpeak. Les utilisateurs peuvent ensuite consulter les résultats, mis à jour toutes les 15 minutes, via une application web et mobile.
L’application propose un système de code couleur intuitif : le vert signale une qualité de l’eau acceptable, le jaune une qualité moyenne et le rouge une contamination élevée. Andrés Jalpilla López explique :
« Nous avons programmé la carte Arduino de manière à ce qu’une fois qu’elle obtient les informations des capteurs, elle envoie les données via le réseau SigFox à une plateforme appelée ThingSpeak, accessible aux utilisateurs finaux avec une interprétation très simple via des applications mobiles ou des PC. »
Andrés Jalpilla López, étudiant à l’UPIITA
Ce projet de l’IPN s’inscrit dans le cadre plus large de la politique de l’eau menée par la présidente Claudia Sheinbaum, qui vise à améliorer la qualité de l’approvisionnement en eau à travers le pays. Politique de l’eau de la présidente Claudia Sheinbaum
Avec les informations de Le Jour
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