Publié le 24 février 2024. L’industrie est à l’aube d’une profonde mutation, portée par la convergence des technologies de l’information et des technologies opérationnelles, et l’essor de l’intelligence artificielle. Le cabinet Babel identifie les axes stratégiques pour rester compétitif dans ce nouveau paysage industriel.
- L’automatisation intelligente, la gouvernance des données et la sécurité des systèmes opérationnels (OT) sont les piliers de cette transformation.
- La maturité analytique et une approche de sécurité intégrée dès la conception sont cruciales pour exploiter pleinement le potentiel de l’IA et de l’IIoT.
- La formation et la requalification des équipes sont essentielles pour accompagner cette évolution technologique.
L’industrie manufacturière est engagée dans un cycle de transformation sans précédent, où la frontière entre les technologies de l’information (IT) et les technologies opérationnelles (OT) s’estompe. La maturité croissante de l’Internet industriel des objets (IIoT) et l’intégration progressive de l’intelligence artificielle (IA) dans les processus de production redéfinissent les règles du jeu. Selon Babel, la compétitivité des entreprises au cours des cinq prochaines années reposera sur trois piliers : l’automatisation intelligente, la gouvernance des données et la sécurité des systèmes opérationnels.
Isabelle García, directrice de l’industrie, du commerce de détail et des services de l’entreprise chez Babel, souligne que l’enjeu n’est plus de produire davantage, mais de mieux automatiser.
« L’avenir de l’industrie ne dépend pas de produire plus, mais de mieux automatiser. »
Isabelle García, directrice de l’industrie, du commerce de détail et des services de l’entreprise chez Babel
L’automatisation et l’IA ne se limitent plus aux chaînes de production, mais s’étendent à l’ensemble de la gestion de l’entreprise, permettant une prise de décision plus rapide et plus précise tout au long de la chaîne de valeur. L’application de micro-automatismes et de l’IA à chaque étape du processus génère, de manière cumulative, un changement structurel en termes de productivité.
Ce modèle s’appuie sur des technologies de pointe, telles que l’edge computing (informatique de pointe), qui permet de traiter les données au plus près de leur source et de réagir en temps réel, sans compromettre la sécurité. Babel préconise une architecture hybride et résiliente, où chaque nœud du système apprend, anticipe et s’adapte. Cette approche est renforcée par une cybersécurité conçue par conception, intégrée dès la conception des applications, des capteurs et des infrastructures critiques.
La sécurité des systèmes opérationnels (OT) est une priorité stratégique, particulièrement dans un contexte d’environnements industriels de plus en plus connectés. L’intégration de machines, de capteurs et de réseaux externes élargit la surface d’attaque potentielle. Isabelle García met en garde :
« Dans les environnements industriels hyperconnectés, tout point vulnérable peut compromettre la production. »
Isabelle García, directrice de l’industrie, du commerce de détail et des services de l’entreprise chez Babel
Babel s’engage donc dans une approche de sécurité à plusieurs niveaux, combinant des dispositifs sécurisés dès leur conception, des communications cryptées et des plateformes d’analyse renforcées.
L’entreprise travaille sur des projets visant à unifier la sécurité OT et IT grâce à des modèles de détection précoce, de simulation de scénarios et de conformité réglementaire, en collaboration avec des partenaires spécialisés dans la sensorisation avancée et les réseaux sécurisés. Parallèlement, Babel insiste sur l’importance de la gouvernance des données, qu’elle considère comme essentielle pour transformer l’information en décisions traçables et fiables.
« La maturité analytique est ce qui différencie une entreprise numérisée d’une entreprise véritablement intelligente. Sans gouvernance des données, il n’y a pas de sécurité ni d’IA utile. »
Isabelle García, directrice de l’industrie, du commerce de détail et des services de l’entreprise chez Babel
Babel prône également le principe de suffisance technologique, qui consiste à n’appliquer que la technologie nécessaire dans chaque situation. L’intelligence artificielle responsable, selon la direction de Babel, implique d’utiliser l’outil approprié pour résoudre un problème donné. Recourir à des modèles complexes lorsque l’analyse classique suffit entraîne une consommation d’énergie et de ressources inutile. Cette approche vise à équilibrer innovation, efficacité énergétique et éthique numérique, en intégrant également la surveillance des biais dans les modèles.
Le facteur humain reste déterminant dans cette transformation. Babel encourage des programmes de reconversion industrielle et d’intégration intelligente, qui personnalisent l’apprentissage grâce à l’IA, réduisent les temps d’adaptation et favorisent la rétention des talents expérimentés.
« La technologie ne remplace pas le talent, elle l’amplifie. La gestion des connaissances est l’avantage compétitif qui différencie une entreprise adaptable d’une entreprise simplement automatisée. »
Isabelle García, directrice de l’industrie, du commerce de détail et des services de l’entreprise chez Babel
En ce qui concerne l’avenir, Babel considère l’informatique quantique comme un vecteur émergent majeur, tant pour son potentiel à résoudre des problèmes actuellement insolubles que pour les risques liés à la sécurité. L’entreprise travaille déjà à préparer ses clients à des scénarios tels que la collecte de données aujourd’hui et leur décryptage ultérieur, lorsque les capacités de l’informatique quantique seront suffisamment développées.
Avec cette vision, Babel renforce son positionnement de partenaire technologique dans la transformation industrielle, en misant sur un modèle où l’automatisation intelligente, la sécurité OT-IT, la gouvernance des données et l’éthique numérique deviennent des moteurs de compétitivité et de durabilité à long terme.
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