Publié le 26 novembre 2025 à 18h50. L’aéroport de Vienne-Schwechat a définitivement renoncé à la construction d’une troisième piste, une décision qui suscite des réactions contrastées parmi les élus locaux, les riverains et les organisations environnementales.
- La direction de l’aéroport justifie cette décision par une augmentation de la capacité d’accueil des passagers grâce à une meilleure optimisation des pistes existantes.
- Les maires des communes avoisinantes expriment leur soulagement, tout en appelant à la vigilance concernant les nuisances sonores.
- Les associations écologistes saluent l’abandon du projet, mais restent attentives à l’évolution future de la situation.
L’annonce de la fin du projet de troisième piste a pris de court de nombreux acteurs locaux. Thomas Ram, maire de Fischamend (Liste RAM), s’est dit « choqué » d’apprendre la nouvelle par les médias, regrettant un manque de communication de la part de la direction de l’aéroport.
« Je trouve choquant que nous restions assis pendant des heures à l’aéroport, discutant de diverses choses, négociant et que nous l’apprenions ensuite par les médias. Ce n’est donc pas une bonne façon de procéder et ce n’est pas une bonne façon de vivre un bon quartier. »
Thomas Ram, maire de Fischamend (Liste RAM)
La direction de l’aéroport se défend en invoquant des obligations légales en matière de communication. Günther Ofner, membre du conseil d’administration, explique que toute décision doit être rendue publique dans les heures qui suivent. Il souligne également que la capacité d’accueil de l’aéroport a considérablement augmenté ces dernières années, malgré le maintien de deux pistes seulement. « En 2005, nous transportions 70 passagers par vol, aujourd’hui ce chiffre est de 138. Cela a naturellement réduit la pression sur la capacité des pistes », a-t-il précisé.
La décision a également été accueillie avec satisfaction par la municipalité de Schwechat, située à proximité immédiate de l’aéroport. Karin Baier (SPÖ), la maire, a exprimé son espoir de trouver des solutions concertées pour maîtriser les nuisances sonores et préserver l’activité économique de l’aéroport. « C’est toujours un exercice d’équilibre », a-t-elle déclaré.
Concernant les vols de nuit, l’aéroport assure qu’il continuera de respecter les accords existants. Julian Jäger, membre du conseil d’administration, a rappelé que la limite de 4 700 mouvements de vol nocturnes sera scrupuleusement respectée. Manfred Peter, président de l’ARGE contre le bruit des avions, insiste toutefois sur la nécessité de poursuivre les efforts pour réduire les nuisances sonores pour les riverains, soulignant que certaines communes auraient pu bénéficier d’une diminution du bruit avec une troisième piste.
Jürgen Maschl, président du Forum de dialogue de l’aéroport de Vienne, a qualifié la décision de « sans émotion », tout en reconnaissant qu’elle était attendue depuis plusieurs années.
Les organisations environnementales Greenpeace et Virus ont salué l’abandon définitif du projet de construction d’une troisième piste. Cependant, elles restent vigilantes, car la question pourrait potentiellement être réouverte au plus tôt en 2040. Pour plus d’informations, consultez Aéroport : la troisième piste n’est pas disponible.
Vous pouvez également consulter Pas de troisième piste « pas de désavantage d’emplacement » pour en savoir plus sur le sujet.
Enfin, pour une chronologie complète de l’affaire, consultez Fin définitive de la troisième piste : une chronologie.
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