Publié le 19 octobre 2025 à 13h02. Un adolescent néerlandais a vécu une expérience troublante après une opération du genou : il ne pouvait plus s’exprimer que dans la langue de Shakespeare, s’imaginant même être aux États-Unis. Ce cas rare a interloqué les médecins et soulève des questions sur le fonctionnement du cerveau.
- Un adolescent de 17 ans a soudainement commencé à ne parler qu’anglais après une intervention chirurgicale au genou.
- Le patient, qui n’utilisait l’anglais qu’en cours, a cru se trouver aux États-Unis et ne reconnaissait plus ses parents.
- Les médecins ont diagnostiqué un syndrome des langues étrangères (FLS), une affection rare et temporaire.
L’histoire, rapportée par Live Science, se déroule aux Pays-Bas. L’adolescent a été opéré suite à une blessure au genou contractée lors d’une partie de football. Peu après son réveil, l’équipe soignante a constaté un phénomène inhabituel : le jeune homme ne s’exprimait plus qu’en anglais, une langue qu’il ne maîtrisait qu’à l’école.
Au début, les infirmières ont pensé à un délire post-anesthésique, une confusion temporaire fréquente après une intervention chirurgicale. Cependant, la persistance de cette incapacité à parler néerlandais, sa langue maternelle, a rapidement alerté les médecins. Le patient affirmait même se trouver aux États-Unis et ne reconnaissait plus ses proches.
Un psychiatre a été appelé pour examiner l’adolescent. Malgré sa confusion, il était capable de répondre aux questions, bien qu’en anglais avec un léger accent néerlandais. Il a ensuite réussi à articuler quelques phrases courtes en néerlandais, mais avec une grande difficulté. Après évaluation, les médecins ont posé un diagnostic de syndrome des langues étrangères (FLS).
Le syndrome des langues étrangères (FLS) est une affection neurologique rare qui se manifeste par une transition soudaine et involontaire vers une langue différente de la langue maternelle. Les causes exactes de ce syndrome restent mal comprises, mais il est souvent associé à des lésions cérébrales ou à des troubles neurologiques.
L’examen neurologique approfondi du patient n’a révélé aucune anomalie. 18 heures après l’opération, il a commencé à comprendre le néerlandais, bien qu’il ne puisse toujours pas le parler. Le lendemain, lors d’une visite de son ami, il a retrouvé sa capacité à comprendre et à s’exprimer en néerlandais de manière spontanée.
Compte tenu de cette amélioration rapide et inattendue, les médecins ont estimé qu’il n’était pas nécessaire de réaliser des tests neuropsychologiques supplémentaires, tels qu’un électroencéphalogramme (EEG) ou un scanner cérébral. L’adolescent a pu rentrer chez lui trois jours après l’opération, sans séquelles apparentes.
