Publié le 24 mai 2024. Le directeur d’une entreprise métallurgique basée à Banten, en Indonésie, a été désigné comme suspect dans une affaire de contamination radioactive après la découverte de césium 137 dans des crevettes exportées vers les États-Unis. L’incident a mis en lumière des lacunes dans la surveillance des déchets industriels et suscite des inquiétudes quant à la sécurité des produits alimentaires.
- Lin Jingzhang, directeur de PT Peter Metal Technology (PMT), est désormais considéré comme un suspect clé dans l’affaire.
- La contamination a été détectée dans des crevettes congelées exportées par PT Bahari Makmur Sejati (BMS).
- Les autorités indonésiennes ont interdit à Lin Jingzhang de quitter le pays.
Une enquête a révélé que PT Peter Metal Technology (PMT) aurait illégalement acquis de la ferraille et l’aurait fondue sans respecter les protocoles de sécurité nécessaires. Selon les premières conclusions, le césium 137, une substance radioactive dangereuse, provenait de poussières émises par l’usine de PMT et s’est déposée sur les crevettes destinées à l’exportation.
L’alerte a été donnée après que la Food and Drug Administration (FDA) américaine a détecté des traces de césium 137 (Cs-137) dans des lots de crevettes congelées provenant de PT Bahari Makmur Sejati (BMS), une entreprise située à Cikande. L’usine de PMT se trouve à moins de deux kilomètres de celle de BMS.
Le porte-parole du groupe de travail chargé de gérer la contamination, Bara Krishna Hasibuan, a annoncé l’interdiction de voyager imposée à Lin Jingzhang par les services d’immigration.
« L’Office de l’immigration a imposé une interdiction de voyager au suspect »
Bara Krishna Hasibuan, porte-parole du groupe de travail
Les enquêteurs ont également découvert des scories et des matériaux réfractaires, utilisés dans les fours de fusion, contenant des substances toxiques. Ces déchets ont été stockés de manière inappropriée dans l’entrepôt de PMT, sans mesures de gestion adéquates. L’enquête, menée conjointement par le Département des enquêtes criminelles de la police nationale (Bareskrim), l’Agence de réglementation de l’énergie nucléaire (Bapeten) et le ministère de l’Environnement, se poursuit pour déterminer l’étendue de la contamination et les responsabilités.
Cet incident soulève des questions sur la surveillance des industries et la gestion des déchets radioactifs en Indonésie. Les autorités sont sous pression pour renforcer les contrôles et prévenir de futurs incidents similaires.
