Publié le 26 octobre 2024. Les trottinettes électriques sont devenues une source majeure de traumatismes crâniens chez les enfants, alerte un nouveau rapport du Collège des médecins, qui appelle à un renforcement des réglementations et à une meilleure sensibilisation.
- Les trottinettes électriques sont désormais la principale cause de traumatisme crânien chez les enfants admis au centre national de neurochirurgie de l’hôpital Temple Street.
- Plus de 26 enfants ont subi des blessures liées à l’utilisation de trottinettes électriques au cours des 18 derniers mois.
- Le Collège des médecins demande une application plus stricte des règles existantes et une réflexion sur leur adéquation.
Une étude récente du Collège des médecins révèle une augmentation alarmante des blessures graves liées à l’utilisation de trottinettes électriques par les enfants. Le Dr Irwin Gill, auteur du rapport, a souligné que, malgré l’interdiction légale pour les moins de 16 ans d’utiliser ces engins sur la voie publique, les services d’urgence constatent une affluence croissante de jeunes patients victimes d’accidents.
Selon le Dr Gill, l’hôpital Temple Street a enregistré un nombre significatif de cas de traumatismes crâniens liés aux trottinettes électriques.
« Nous avions vu un enfant admis avec un traumatisme crânien, et au cours des 18 mois qui ont suivi, nous en avons vu 25 et plus, avec des blessures graves, très graves. »
Dr Irwin Gill, auteur du rapport
Il a également constaté que de nombreux parents ignoraient l’existence de la limite d’âge légale.
L’analyse des accidents montre que les enfants se blessent généralement en perdant le contrôle de leur trottinette, en heurtant des obstacles ou en chutant à grande vitesse. Dans la quasi-totalité des cas, aucun casque n’était porté.
« Il est important de dire que les casques aideraient et auraient évité certaines de ces blessures, comme ils le feraient pour toute blessure causée par un vélo ou une moto. »
Dr Irwin Gill, auteur du rapport
Cependant, le Dr Gill nuance cette affirmation, soulignant que le port du casque ne suffirait pas à éliminer tous les risques.
Les conséquences de ces traumatismes crâniens sont souvent lourdes et durables. Les enfants blessés nécessitent en moyenne 19 jours d’hospitalisation et peuvent souffrir de troubles cognitifs, de maux de tête persistants, de troubles de l’humeur et de difficultés scolaires.
« Nous commençons à voir des enfants revenir à la clinique où leurs parents et leurs enseignants disent qu’ils ont vraiment du mal à rester éveillés pendant l’école, qu’ils ont des maux de tête désespérés plus tard dans la journée ou qu’ils se mettent en colère et s’en prennent à des choses qu’ils n’auraient pas faites auparavant. »
Dr Irwin Gill, auteur du rapport
Face à cette situation préoccupante, le Collège des médecins appelle les parents à la vigilance et à l’application stricte des réglementations en vigueur. Il demande également au gouvernement d’évaluer l’efficacité des mesures actuelles et d’envisager des ajustements si nécessaire.
« Ce que nous demandons, c’est que les parents soient conscients qu’il est illégal pour les enfants de moins de 16 ans d’utiliser n’importe quel scooter sur la voie publique. »
Dr Irwin Gill, auteur du rapport
La commissaire adjointe à la police routière, Catharina Gunne, a rappelé que l’utilisation de trottinettes électriques est interdite aux moins de 16 ans et que le transport de passagers est également proscrit. Elle a indiqué que la police a déjà dressé 837 contraventions depuis l’entrée en vigueur de la législation en mai 2024. Les trottinettes sont autorisées sur les voies publiques, les pistes cyclables et les voies réservées aux bus, mais sont interdites sur les sentiers piétonniers.
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