Home SantéUne nouvelle étude révèle des composés liés au cancer dans les aliments courants

Une nouvelle étude révèle des composés liés au cancer dans les aliments courants

by Sophie Martin

La surveillance de la qualité alimentaire s’améliore grâce à une nouvelle méthode d’analyse rapide et précise des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des composés potentiellement cancérigènes présents dans certains aliments. Des chercheurs de l’Université nationale des sciences et technologies de Séoul ont mis au point une technique simplifiée qui promet des contrôles plus efficaces et une meilleure protection de la santé publique.

Les HAP peuvent contaminer les fruits et légumes via l’environnement ou se former lors de certaines méthodes de cuisson comme le grillage, la friture ou le fumage. L’identification précise de ces composés est donc cruciale, mais les méthodes traditionnelles d’extraction sont souvent longues, coûteuses et peu respectueuses de l’environnement. Pour pallier ces inconvénients, l’équipe du professeur Joon-Goo Lee a opté pour la méthode QuEChERS (Quick, Easy, Cheap, Effective, Rugged, and Safe), une approche simplifiée d’extraction des composés organiques.

L’étude, publiée dans la revue Sciences alimentaires et biotechnologie, a consisté à appliquer QuEChERS à l’analyse de huit HAP spécifiques – Benzo[a]anthracène, chrysène, benzo[b]fluoranthène, Benzo[k]fluoranthène, Benzo[a]pyrène, Indeno[1,2,3-cd]pyrène, Dibenz[a,h]anthracène et Benzo[g,h,i]pérylène – dans diverses matrices alimentaires. Les chercheurs ont utilisé de l’acétonitrile pour l’extraction, suivi d’une purification avec différentes combinaisons de sorbants.

Les résultats obtenus sont prometteurs : la méthode QuEChERS a démontré une grande cohérence et une linéarité exceptionnelle, avec un coefficient R2 supérieur à 0,99 pour les huit HAP analysés. Les limites de détection se situent entre 0,006 et 0,035 µg/kg, tandis que les limites de quantification varient de 0,019 à 0,133 µg/kg. Les taux de récupération, quant à eux, se sont établis entre 86,3 % et 109,6 %, avec une précision allant de 0,4 à 6,9 %.

« Cette méthode simplifie non seulement le processus analytique, mais démontre également une grande efficacité de détection par rapport aux méthodes conventionnelles », explique le professeur Lee. « Elle peut être appliquée à un large éventail de matrices alimentaires. »

Cette avancée pourrait avoir des implications significatives pour l’industrie agroalimentaire, en permettant des inspections de sécurité plus rapides et un meilleur contrôle qualité. Elle pourrait également réduire les coûts opérationnels et améliorer la sécurité des laboratoires d’analyse.

« Notre recherche peut améliorer la santé publique en garantissant la sécurité des aliments », conclut le professeur Lee. « Elle réduit également l’utilisation et les émissions de produits chimiques dangereux lors des tests en laboratoire. »

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