Publié le 31 décembre 2025 à 19h02. Le Royaume-Uni est confronté à une vague de maladies respiratoires, notamment une augmentation des cas d’adénovirus, un agent pathogène longtemps sous-estimé. Si les chiffres montrent une légère stabilisation, les autorités sanitaires restent vigilantes face à la combinaison de plusieurs virus en circulation.
- Les cas d’adénovirus sont en baisse en Angleterre, mais restent plus élevés chez les enfants de moins de cinq ans (taux de positivité de 9,9 %).
- L’adénovirus, souvent bénin, peut provoquer des symptômes similaires à ceux du rhume ou de la grippe, mais aussi des complications plus graves.
- Les autorités sanitaires britanniques mettent en garde contre la circulation simultanée de l’adénovirus, de la « super grippe » H3N2 et d’une nouvelle variante du norovirus.
Une vague de maladies respiratoires frappe actuellement le Royaume-Uni, mettant les services de santé à rude épreuve. Au cœur de cette situation, un agent pathogène longtemps resté dans l’ombre attire l’attention : l’adénovirus. Bien que les premiers rapports alarmistes évoquant une « maladie incurable » aient été nuancés, les autorités sanitaires restent préoccupées par l’augmentation des cas, en particulier chez les jeunes enfants.
Selon le dernier rapport de surveillance de l’UKHSA (UK Health Security Agency), le taux de positivité à l’adénovirus a légèrement augmenté pour atteindre 1,7 % au cours de la semaine 51, après une brève baisse. Les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés, avec un taux de positivité de 9,9 %. Ces chiffres, bien que moins alarmants que les premières estimations, confirment une circulation active du virus.
Pourquoi cette inquiétude face à l’adénovirus ?
L’inquiétude des autorités sanitaires s’explique par le contexte épidémiologique actuel. L’adénovirus circule en parallèle avec d’autres virus respiratoires, notamment la « super grippe » H3N2, dont les hospitalisations sont en hausse, et une nouvelle variante du norovirus, qui suscite également des craintes. Cette combinaison de plusieurs agents pathogènes pourrait exercer une pression importante sur le système de santé britannique.
Adénovirus : symptômes et complications
Les adénovirus sont des virus très contagieux qui circulent tout au long de l’année, mais dont la propagation est favorisée en hiver. Ils peuvent affecter différentes parties du corps, notamment les voies respiratoires supérieures et inférieures, les yeux, le système digestif et même les reins, comme l’explique le site MyLondon.
Les symptômes sont souvent similaires à ceux d’un rhume ou d’une grippe : toux, écoulement nasal, fièvre, mal de gorge et ganglions lymphatiques enflés. Dans certains cas, l’infection peut entraîner des complications plus graves, telles qu’une pneumonie, une conjonctivite ou des troubles gastro-intestinaux accompagnés de diarrhée et de vomissements.
Une infection qui peut durer plusieurs semaines
Bien que certains rapports aient évoqué une « maladie incurable », il existe des moyens de soulager les symptômes. Le Manchester University NHS Foundation Trust précise que « l’infection virale devrait se résoudre d’elle-même, mais cela peut prendre jusqu’à six à huit semaines ». Le traitement est principalement symptomatique, reposant sur le repos, une hydratation adéquate et la prise d’analgésiques en vente libre. Les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées sont particulièrement vulnérables.
La transmission de l’adénovirus se fait par contact direct, par gouttelettes respiratoires lors de la toux et des éternuements, ou par le biais de surfaces contaminées. L’UKHSA recommande de respecter les mesures d’hygiène de base : se couvrir la bouche et le nez lors de la toux et des éternuements, se laver régulièrement les mains et aérer les pièces.
