L’arrivée d’une femme au poste de Première ministre au Japon a suscité une réaction immédiate sur les marchés financiers, marquée par une vente d’actifs japonais. Si cette nomination était attendue, les incertitudes persistantes ont entraîné une pression à la baisse sur le yen et les actions.
L’orientation économique de la nouvelle Première ministre, axée sur la relance et une baisse des taux d’intérêt, avait déjà stimulé une spéculation sur les actions japonaises. Depuis le début du mois d’octobre, l’indice Nikkei 225 a progressé de près de 13 %, flirtant avec la barre des 50 000 points en début de semaine. À l’approche de ce seuil psychologique, une prise de bénéfices a ramené l’indice à 49 000 points en cours de journée.
Malgré ce repli technique, les perspectives à long terme restent positives. La Première ministre devrait intensifier ses efforts pour stimuler la croissance économique, en accordant moins d’importance à l’équilibre budgétaire et à la dette publique. Sur une base hebdomadaire, le Nikkei 225 s’approche de la zone de surachat du RSI (Relative Strength Index), mais ne l’a pas encore franchie. Historiquement, de fortes corrections ont suivi lorsque l’indice a atteint un niveau de 80 sur le RSI, et il se situe actuellement à 75. Bien que ces valeurs soient relativement élevées, les rallyes peuvent souvent aller jusqu’au bout, éliminant les positions des vendeurs à découvert.
Les analystes estiment que l’indice pourrait atteindre 52 000 à 53 000 points, ce qui correspondrait à une fourchette de hausse typique observée au Japon ces dernières années et représenterait une augmentation de 161,8 % par rapport à la hausse d’un an et demi observée jusqu’à mi-2024.
Le yen a gagné environ 5 % par rapport au dollar américain depuis le début du mois d’octobre, avant de céder la moitié de ses gains récemment. Cependant, depuis la fin de la semaine dernière, les acheteurs ont repoussé la paire de devises en dessous de 150 (USD/JPY), ce qui laisse présager une stabilisation du yen à un nouveau niveau. La Banque du Japon a confirmé sa volonté de relever ses taux d’intérêt, ce qui a contribué à la baisse de la paire, mais a reporté cette décision à une date ultérieure.
Les événements d’octobre ont accéléré la tendance haussière de l’USD/JPY, qui pourrait atteindre son sommet dans une fourchette de 158 à 160. À ces niveaux, le marché s’est inversé en juillet 2024 et janvier 2025, avec l’intervention de la Banque du Japon. Il existe toutefois une faible probabilité que l’USD/JPY dépasse cette zone de résistance, compte tenu de l’évolution du paysage politique. Dans ce cas, l’objectif technique serait la zone de 200 yens par dollar, ce qui prolongerait la dynamique de croissance observée entre 2021 et 2024.
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