Home NouvellesUttarakhand CM recommande au CBI d’enquêter sur l’affaire du meurtre d’Ankita Bhandari

Uttarakhand CM recommande au CBI d’enquêter sur l’affaire du meurtre d’Ankita Bhandari

by Nicolas Lefèvre

Publié le 9 janvier 2026 à 18h21. Face à une pression publique croissante, le gouvernement de l’Uttarakhand a annoncé ce vendredi la transmission de l’enquête sur le meurtre d’Ankita Bhandari, une jeune réceptionniste assassinée en 2022, au Bureau central d’enquête (CBI).

  • Le ministre en chef Pushkar Singh Dhami a recommandé une enquête du CBI pour répondre aux préoccupations de la famille de la victime et de l’opinion publique.
  • Cette décision intervient après des accusations récentes impliquant un haut responsable du BJP dans l’affaire.
  • Trois personnes ont déjà été condamnées à la prison à vie pour le meurtre, mais des questions subsistent quant à l’implication potentielle d’autres individus.

L’affaire Ankita Bhandari, qui avait déjà suscité l’indignation en 2022, a connu une nouvelle escalade ces dernières semaines. La jeune femme de 19 ans avait été retrouvée morte en septembre 2022, après avoir été tuée par son employeur. Les circonstances de son décès, et notamment le refus allégué de céder à des avances sexuelles, avaient immédiatement provoqué un tollé général. Une équipe spéciale (SIT), dirigée par une policière, avait été mise en place pour mener l’enquête.

En mai 2025, un tribunal de Kotdwar avait prononcé la prison à vie contre trois accusés, dont Pulkit Arya, propriétaire de l’établissement où travaillait Ankita, et deux de ses amis. Arya est le fils de Vinod Arya, un ancien responsable du BJP, depuis lors exclu du parti. Cependant, cette condamnation n’a pas suffi à apaiser les tensions.

La récente relance de l’affaire est due aux déclarations d’Urmila Sanawar, partenaire de l’ancien député du BJP Suresh Rathore. Lors d’une diffusion en direct sur les réseaux sociaux, elle a affirmé que le « VIP » mentionné dans l’affaire était un haut dirigeant du BJP de l’État. Elle a ensuite été confrontée à des poursuites judiciaires pour tenter de faire supprimer ses publications et les informations relatives à ces allégations. La Haute Cour de Delhi a donné son accord pour la suppression du contenu.

Ces accusations ont déclenché une vague de protestations à travers l’Uttarakhand. Des manifestants ont défilé dans les rues, brandissant des pancartes et allumant des bougies, exigeant que le gouvernement rouvre l’enquête et identifie le « VIP » impliqué. La pression s’est accrue, avec des appels à la justice venant de nombreux responsables du BJP, y compris plusieurs députés. Certains, comme Ankit Bahukhandi du BJP Yuva Morcha à Rishikesh, ont même démissionné pour exprimer leur mécontentement et réclamer une enquête du CBI.

D’autres figures du parti au pouvoir ont également soutenu cette demande. Trivendra Singh Rawat, ancien ministre en chef et membre du Lok Sabha, ainsi que Vijaya Barthwal, ancienne ministre de l’Uttarakhand, ont publiquement appelé à une nouvelle enquête. Ajayendra Ajay, ancien président du comité du temple Sri Badri-Kedarnath, a également insisté pour que la justice soit rendue à la jeune femme.

Ganesh Godiyal, chef du Congrès de l’Uttarakhand, a réagi à l’annonce de la transmission de l’enquête au CBI en affirmant que Pushkar Dhami avait finalement cédé à la pression populaire.

« J’exige que l’enquête dans cette affaire se déroule sous la direction d’un juge en exercice de la Haute Cour ou de la Cour suprême. Nous devons découvrir pourquoi la pièce où vivait Ankita a été rasée au bulldozer peu après l’incident. Nous devons savoir qui était le VIP et qui étaient les fonctionnaires qui ont aidé le fils du leader du BJP à détruire les preuves. »

Ganesh Godiyal, chef du Congrès de l’Uttarakhand

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