Le navire résidentiel Villa Vie Odyssey a suspendu ses activités au Cambodge le 27 octobre 2026, après que la flambée des coûts du carburant a rendu son modèle économique intenable.
L’aventure maritime de centaines de résidents s’est brutalement arrêtée dans un port cambodgien. Le paquebot de croisière Villa Vie Odyssey a jeté l’ancre de manière inattendue le mardi 27 octobre 2026. Il promettait un voyage continu autour du monde pendant trois ans et demi. L’opérateur américain du navire a ordonné à tous les occupants de débarquer en urgence.
Cette décision fait suite à une explosion des dépenses énergétiques liée aux conflits géopolitiques récents.
Le poids de la facture énergétique en Asie
Les difficultés financières de l’entreprise proviennent directement de la facture énergétique. Selon la direction, les dépenses mensuelles de carburant par cabine s’élevaient historiquement à environ 1 800 dollars.
Ces dépenses ont grimpé dans certaines régions d’Asie pour atteindre entre 6 000 et 8 000 dollars, soit une hausse de plus de 300 pour cent.

La compagnie a tenté d’amortir le choc en modifiant ses trajets. Elle a aussi réduit sa vitesse. Ces mesures se sont révélées insuffisantes pour absorber les pertes d’exploitation.
Villa Vie Residences a déclaré à la BBC que « répercuter l’intégralité de la hausse sur les résidents n’est pas une solution réaliste ».
L’évacuation subite des passagers
Les passagers ont appris la nouvelle de la bouche de la directrice générale, Kathy Villalba. Le message a été publié sur un tableau d’affichage interne du navire un peu après sept heures du matin.
Les résidents disposaient de moins de sept heures pour faire leurs valises. Ils devaient quitter le navire avant quatorze heures.
Plusieurs résidents, à l’instar de Randy Cassingham et de son épouse Kit, avaient tout vendu pour s’installer durablement à bord. Ils croyaient vivre en mer jusqu’à la fin de leurs jours.
D’autres passagers, comme Lanette Canen et Johan Bodin, venaient tout juste de regagner le navire après un court séjour à terre.
Kathy Villalba a indiqué à Newsweek : « Malheureusement, nous n’avons pas été en mesure d’obtenir le carburant nécessaire pour poursuivre nos opérations. »

La mise en pause des opérations du navire
Le navire a entamé un arrêt technique temporaire. L’équipage reste à bord pour veiller sur les systèmes essentiels.
La société mère a indiqué vouloir consacrer les soixante prochains jours à la restructuration et à la recapitalisation de ses activités, tout en précisant qu’aucune garantie de succès n’était acquise.
Avant cette suspension, l’entreprise avait multiplié les appels de fonds auprès des propriétaires de cabines. Elle a notamment réclamé 360 000 dollars pour régler l’approvisionnement en carburant.
L’entreprise a aussi proposé plus tôt dans l’année une obligation de prêt d’urgence cherchant à lever 3 millions de dollars. Les taux d’intérêt proposés variaient de 12 à 24 pour cent.