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Voyagez dans le temps à bord du 737-900 de Korean Air

by Thomas Caron

Publié le 13 décembre 2025 à 22h23. Un vol sur un Boeing 737-900 de Korean Air, un appareil datant du début des années 2000, offre à un journaliste un voyage nostalgique dans le temps, loin des cabines modernes et hyperconnectées d’aujourd’hui.

  • Korean Air retire progressivement ses Boeing 737-900, ne conservant plus que neuf appareils en service.
  • L’application mobile de la compagnie aérienne offre une quantité surprenante d’informations, allant des services à bord aux niveaux d’exposition aux rayonnements cosmiques.
  • Le vol, bien que court, a été marqué par un service complet de repas et boissons, une expérience de plus en plus rare sur les vols courts-courriers.

À l’heure où les compagnies aériennes investissent des sommes considérables dans l’amélioration de l’expérience passager, un récent voyage à bord d’un Boeing 737-900 de Korean Air a rappelé à un journaliste l’évolution du transport aérien au cours des deux dernières décennies. Le vol, reliant Busan à Tokyo Narita, a été l’occasion de redécouvrir une époque où le voyage en avion était plus simple, moins connecté, mais peut-être plus authentique.

L’appareil en question, un Boeing 737-900 non équipé de la version améliorée -ER, faisait partie des seize appareils acquis par Korean Air au début des années 2000. La compagnie aérienne a ensuite opté pour la version -ER, plus performante, et retire progressivement les modèles plus anciens. Au moment du vol, neuf de ces appareils étaient encore en service.

L’expérience a commencé par un enregistrement sans problème via l’application iOS de Korean Air, malgré une réservation initiale effectuée via Delta Airlines, partenaire de l’alliance SkyTeam, et l’utilisation de miles SkyMiles. L’application s’est avérée étonnamment complète, fournissant des informations pratiques sur les installations de l’aéroport de Busan, le déroulement du service à bord et même les options de repas. Plus surprenant encore, elle affichait des données sur les niveaux d’exposition aux rayonnements cosmiques, une information pour le moins inhabituelle.

Après un rapide contrôle de sécurité, le journaliste a constaté que le terminal international de Busan était particulièrement fréquenté. Malgré des tentatives infructueuses d’accéder à plusieurs salons VIP en raison de la foule, il a pu se reposer dans le salon de Korean Air, un espace fonctionnel mais sans charme particulier, décrit comme ressemblant à une salle d’attente de cabinet médical.

L’embarquement s’est fait à l’heure, mais a nécessité un trajet en bus jusqu’à un poste de stationnement éloigné. Le journaliste a pu observer d’autres appareils, notamment ceux de Jin Air et Air Busan, avant de monter à bord du 737-900. Monter à bord de cet avion, c’était comme remonter le temps, avant l’ère des hashtags #PaxEx et #AvGeek sur les réseaux sociaux.

L’intérieur du 737-900 était dépourvu des équipements modernes que l’on retrouve aujourd’hui dans la plupart des avions : pas de sièges Sky Interior de Boeing, pas de coffres à bagages suspendus, pas d’écrans individuels, pas de prises de courant ou de ports USB, pas de Wi-Fi, et pas de système de divertissement en streaming. Seuls des sièges épais, récemment remis à neuf dans les nouvelles couleurs de la marque, étaient disponibles.

L’absence de winglets sur les ailes de l’appareil était également frappante. Chaque siège était équipé d’une tablette avec un porte-gobelet et un sélecteur audio, des éléments aujourd’hui obsolètes. Le personnel de cabine a activé la vidéo de sécurité juste après le roulage, et le son des moniteurs vidéo aériens tombant des panneaux supérieurs a suscité un sentiment de nostalgie.

Les écrans sont restés déployés pendant tout le vol, affichant une carte animée du trajet, un spectacle rétro qui a ravi le journaliste. Malgré la courte durée du vol (90 minutes), Korean Air a proposé un service complet de boissons et un repas gratuit, composé de crevettes sautées à la sauce aux huîtres. Le journaliste a apprécié cette attention, d’autant plus qu’il avait pu consulter le menu à l’avance grâce à l’application mobile.

Le vol s’est terminé par une vue imprenable sur le mont Fuji par les hublots, une activité intemporelle pour les vols à destination et en provenance de Tokyo. Sans les distractions des écrans de divertissement ou du Wi-Fi, le journaliste a pu pleinement savourer la magie du vol. Il a cependant exprimé sa satisfaction face aux améliorations apportées aux vols long-courriers, et a déclaré accueillir avec enthousiasme tous les nouveaux équipements et services.

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Toutes les images sont créditées à l’auteur, Jason Rabinowitz

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