Publié le 14 novembre 2025 à 01h35. Des pompiers stagiaires de la province de Gyeonggi ont participé à un exercice intensif simulant des opérations de sauvetage complexes après un effondrement, mettant en pratique des techniques de forage de pointe pour atteindre d’éventuelles victimes.
- Un exercice de 150 minutes a permis de simuler la pénétration d’un bâtiment effondré.
- Les pompiers ont utilisé des scanners, des endoscopes, des carotteuses et des marteaux-piqueurs pour localiser et atteindre les victimes potentielles.
- Cette formation, la première du genre en Corée du Sud, s’inspire des tactiques employées lors de l’effondrement de la tour de chaudière de la centrale électrique d’Ulsan.
Le centre d’entraînement aux accidents d’effondrement de l’Académie provinciale des pompiers de Gyeonggi, à Cheoin-gu, Yongin-si, résonnait le 13 novembre du bruit des outils et des exercices. Deux pompiers stagiaires, suspendus à des cordes, s’affairaient à percer le mur extérieur d’un bâtiment de 10 mètres de haut, simulant une situation d’urgence où des personnes seraient ensevelies entre le troisième et le quatrième étage.
La première étape consistait à utiliser un scanner pour déterminer la présence et la répartition des barres d’armature dans les décombres. Ensuite, les secouristes ont utilisé une carotteuse pour réaliser de petits trous d’exploration. Une caméra endoscopique a ensuite été introduite pour inspecter l’intérieur du mur et vérifier la présence de victimes.
Selon les pompiers, la décision de percer de manière « aveugle » ou de réaliser une « coupe nette » dépend de la présence ou non de personnes. Une coupe nette consiste à créer un espace suffisant pour l’extraction d’une victime sur une civière, tandis que le forage aveugle permet une intervention rapide, quelle que soit la configuration du mur.
L’opération a duré deux heures et trente minutes, mobilisant six secouristes. À l’issue de l’exercice, les uniformes et les casques des pompiers étaient couverts de poussière de béton blanche.
Les pompiers expliquent que les conditions réelles sur les sites d’effondrement sont souvent plus complexes et nécessitent davantage de temps. Les tactiques employées lors de cet exercice s’inspirent notamment de celles utilisées lors de l’effondrement de la tour de chaudière de la centrale électrique d’Ulsan le 6 novembre dernier.
L’exercice comprenait également des techniques de « forage dans un espace étroit » et de « forage vers le haut », permettant de percer à travers les planchers et les plafonds. L’intérêt pour cette formation est particulièrement élevé, car le service d’incendie de Gyeonggi est le premier en Corée du Sud à proposer un cours formel de formation à la lutte contre les incendies et aux sauvetages en milieu complexe, auquel participent des secouristes de tout le pays.
« La plupart des équipements utilisés lors de la formation au forage, tels que les coupeurs plasma et les marteaux-piqueurs, ont déjà été déployés sur le site de l’accident de la centrale électrique d’Ulsan. »
Responsable des pompiers
Ce responsable a ajouté : « Les sites d’accidents d’effondrement, qu’il s’agisse d’effondrements de bâtiments ou de conséquences de tremblements de terre, sont plus complexes et les conditions plus difficiles. Nous avons donc cherché à rendre le site de formation plus diversifié et plus réaliste. »
/Reporter Go Geon [email protected]
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