L’Affordable Care Act (ACA), ou loi sur les soins abordables, continue de susciter des opinions partagées aux États-Unis, mais reste globalement plus favorablement perçue qu’opposée, selon un récent sondage. Les protections offertes aux personnes atteintes de maladies préexistantes demeurent l’un des aspects les plus populaires de cette loi de 2010.
Une enquête menée à l’automne 2025 par le KFF (Kaiser Family Foundation) révèle que 64 % des adultes américains ont une opinion favorable de l’ACA, contre 35 % qui la considèrent défavorablement. Cette perception est fortement influencée par l’affiliation politique : 94 % des démocrates et 64 % des indépendants se prononcent favorablement, tandis que 64 % des républicains expriment une opinion défavorable.
Au cœur des préoccupations du public figurent les garanties offertes aux personnes souffrant de conditions médicales préexistantes. L’ACA interdit aux compagnies d’assurance de refuser une couverture en raison de l’état de santé d’un individu (principe de garantie d’accès) et de facturer des primes plus élevées à ces personnes (principe d’équité des primes). Selon les données de février 2024, 67 % des personnes interrogées considèrent qu’il est « très important » de maintenir le principe de garantie d’accès, et 65 % estiment de même pour le principe d’équité des primes. Même si une majorité de républicains (environ 50 %) reconnaît l’importance de ces protections, le soutien est plus fort parmi les démocrates et les indépendants.
Cependant, la connaissance du lien entre ces protections et l’ACA a diminué au fil du temps. En février 2024, seulement 39 % des adultes savaient que l’ACA garantissait l’accès à l’assurance maladie indépendamment des antécédents médicaux, contre 70 % en juin 2010, peu après l’adoption de la loi.
L’impact personnel de l’ACA est également un facteur déterminant dans l’opinion publique. Un quart des Américains déclarent que la loi a eu un effet positif sur eux ou leur famille, tandis qu’un cinquième estime qu’elle a eu un effet négatif. Parmi ceux qui rapportent un impact positif, 48 % (soit 12 % du total des adultes interrogés) citent la possibilité pour un membre de leur famille d’obtenir ou de conserver une couverture santé. 7 % du total indiquent que l’ACA a facilité l’accès aux soins, et 5 % ont constaté une réduction des coûts liés à la santé.
À l’inverse, parmi les 20 % des adultes américains qui estiment que l’ACA leur a porté préjudice, 59 % (soit 12 % du total) évoquent une augmentation des coûts des soins de santé ou de l’assurance maladie. 5 % du total signalent des difficultés accrues d’accès aux soins, et 2 % ont perdu la couverture santé d’un membre de leur famille.
L’analyse du KFF estime que 27 % des adultes âgés de 18 à 64 ans présentent une condition préexistante qui aurait pu entraîner un refus d’assurance avant la mise en œuvre de l’ACA. Néanmoins, environ la moitié de la population estime que, personnellement ou au sein de leur foyer, quelqu’un pourrait être concerné par une telle situation.
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