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Trafficage de drogue: le gouvernement peut-il décider d’un État d’urgence à Marseille?

by Sophie Martin

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Depuis le lundi 21 juillet, les enfants de moins de 16 ans ont été soumis à un couvre-feu dans plusieurs districts de Nîmes et cela depuis 15 jours, justifie le conseil municipal pour lutter contre “Les tirs, le règlement des comptes et des tensions entre les bandes.” D’autres villes telles que Saint-ouen et Béziers ont déjà pris des mesures similaires cet été.

** >>Nîmes, Béziers, Compiègne … Nous résumons l’épisode de violence urbaine liée au trafic de drogue qui affecte plusieurs villes en France

** Mais pour le député de RN de los Bouche du Rhône, Franck Allisio, vous devez aller plus loin. Stop Trafficking à Marseilleel pense que“Une mesure nationale que le maire doit demander le gouvernement et que le gouvernement doit établir est un État d’urgence dans tout ou partie de Marseille.” Selon Franck Alisio, ce ne serait pas “La première fois.” L’IA adjoint stipule que l’état d’urgence “Il a déjà été déclaré en France dans les municipalités et les quartiers en 2005.”

2005: État d’urgence à Marseille, Nancy ou Toulouse

Franck Allisio a raison de dire que l’état d’urgence a déjà été décrété au niveau municipal. Jacques Chirac avait donc l’intention de mettre fin aux émeutes dans les banlieues. Le président de la République avait d’abord signé un premier décret établissant cet état d’exception pour toute la France continentale. Puis un deuxième décret pour spécifier le périmètre en question. C’étaient les huit départements de l’île-de-France, ainsi que environ trente villes ou agglomérations. Marseille était sur la liste, comme Toulouse, Lyon, Lille ou Nancy.

Cet état d’urgence, étendu une fois, a duré un total de trois mois et 12 jours. Cette prolongation avait été contestée en justice par un collectif de 74 avocats, mais le Conseil d’État avait tenté que le maintien de l’état d’urgence soit justifié par le risque d’incidents pendant la période des fêtes. La mesure avait remarquablement permis aux recherches à la maison et à la nuit, de prononcer des tâches à domicile, d’appliquer une couverture d’incendie ou des flux de consommation et un lieu de rencontre ferme.

Un risque de “litige avec le Conseil d’État”

Le Conseil d’État a-t-il la même position dans la lutte contre le trafic de drogue? Un État d’urgence est-il une réponse adaptée et proportionnelle à ce type de crime? La loi du 3 avril 1955 qui supervise l’état d’urgence, établit qu’elle peut être activée dans deux situations: soit en cas de calamité publique, c’est-à-dire s’il y a une catastrophe naturelle ou en cas de dommages graves à l’ordre public. La situation de sécurité à Marseille correspond-elle à cette deuxième catégorie? Plusieurs constitutionnalistes avec lesquels nous avons contacté le doute.

Trafic de drogue de Marseille “Ça dure beaucoup, ce n’est pas un danger imminent”Pointe Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’Université de Lille. Selon lui, pour justifier la création d’un État d’urgence, le gouvernement devrait justifier une augmentation de la violence. Benjamin Morel, professeur droit de l’Université de Paris Panthéon-Assas, va dans la même direction: l’état d’urgence, il se souvient, doit répondre à “Une situation exceptionnelle.” Cependant, il juge, “Le trafic de drogue est un phénomène structurel durable.” Pour Anne-Charlène Bezzina, professeur de droit public à l’Université de Rouen, l’interprétation du concept de “Ce serait une menace pour l’ordre public” est “assez flexible”. “MaisElle prévient_, est exigeante car toutes les mesures seront soumises au litige du Conseil d’État. “_

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