Home SantéVaccine de virus respiratoire syncipe (VRS) chez les adultes: qui devrait le mettre?

Vaccine de virus respiratoire syncipe (VRS) chez les adultes: qui devrait le mettre?

by Sophie Martin

Publié le 26 septembre 2025 22h00. Face à une circulation accrue du virus respiratoire syncytial (VRS), les autorités sanitaires recommandent la vaccination des personnes âgées et des individus immunodéprimés, tandis que les nourrissons bénéficieront d’un anticorps monoclonal pour prévenir les formes graves de bronchiolite.

  • Le VRS, bien que souvent associé à l’enfance, peut provoquer des complications sévères chez les personnes âgées et les personnes souffrant de pathologies chroniques.
  • La vaccination contre le VRS est désormais proposée dans plusieurs régions espagnoles aux personnes de plus de 60 ans en établissement de soins, aux transplantés et aux patients immunodéprimés.
  • Un anticorps monoclonal injectable est utilisé pour protéger les nourrissons contre la bronchiolite, une infection respiratoire potentiellement dangereuse.

Le virus respiratoire syncytial (VRS) est un pathogène saisonnier qui circule principalement entre octobre et mars. S’il peut affecter n’importe qui, certains groupes de population sont particulièrement vulnérables aux complications graves après une infection. Si le VRS est souvent perçu comme une maladie infantile, il représente également un danger pour les personnes âgées, comme l’explique Isabel Jimeno, responsable du groupe de vaccins de la société espagnole des médecins généraux et familiaux (SEMG) :

« Ce virus affecte surtout les deux extrémités de la vie, les petits et les personnes âgées. »

Isabel Jimeno, responsable du groupe de vaccins de la SEMG

Dans ces populations, le VRS peut provoquer des symptômes aussi importants que ceux de la grippe, de la Covid-19 ou d’autres infections respiratoires.

La stratégie de prévention diffère selon l’âge. Chez les nourrissons, un anticorps monoclonal injectable est administré pour prévenir la bronchiolite, une infection des petites voies respiratoires qui peut entraîner une détresse respiratoire et une respiration sifflante. Les bébés prématurés présentent un risque accru de complications. Pour les adultes, des vaccins sont disponibles et sont déjà recommandés et mis en place dans certaines communautés autonomes espagnoles (Madrid, Communauté valencienne, Extremadure, Murcie) pour les personnes âgées et celles présentant des conditions médicales qui les rendent plus vulnérables au VRS. La campagne de vaccination a débuté en septembre dans certaines régions et se poursuivra en octobre dans d’autres.

Selon le ministère de la Santé de la Communauté de Madrid, les vaccins contre le VRS ont démontré une efficacité supérieure à 80 % au cours de la première saison de transmission, maintenant une protection pendant au moins deux à trois saisons. Les personnes les plus à risque sont les personnes âgées, les adultes atteints de maladies chroniques et ceux dont le système immunitaire est affaibli.

Les symptômes de l’infection par le VRS sont similaires à ceux d’un rhume : toux, écoulement et congestion nasale, mal de gorge, maux de tête, perte d’appétit et fièvre. Bien que la plupart des cas se résolvent sans complications, le VRS peut évoluer vers des maladies respiratoires plus graves, telles que la pneumonie, nécessitant une hospitalisation.

Le VRS se transmet d’une personne à l’autre par les voies respiratoires, lors d’une toux ou d’éternuements, ou par contact direct avec le nez, la bouche ou les yeux après avoir touché une surface contaminée. Il est important de noter que les individus peuvent transmettre le virus jusqu’à deux jours avant l’apparition des symptômes et restent contagieux pendant trois à huit jours après le début de l’infection.

Les recommandations de vaccination pour les adultes cette saison 2025-2026 sont les suivantes :

  • Les personnes de plus de 60 ans vivant dans des établissements de soins de longue durée.
  • Les personnes de plus de 18 ans ayant subi une transplantation d’organes ou une greffe de cellules souches hématopoïétiques au cours des deux dernières années, ainsi que les personnes ayant reçu une greffe pulmonaire (sans limite de temps depuis la greffe).
  • Les patients présentant une immunodéficience sévère, notamment certains patients atteints de cancer.

À l’avenir, il est probable que ces recommandations de vaccination s’étendent à d’autres groupes vulnérables, en commençant par les personnes de plus de 75 ans, quel que soit leur état de santé.

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