Home SantéÉTUDE Un régime cétogène riche en graisses et faible en glucides pourrait protéger la santé du cerveau et ralentir le déclin cognitif

ÉTUDE Un régime cétogène riche en graisses et faible en glucides pourrait protéger la santé du cerveau et ralentir le déclin cognitif

by Sophie Martin

Publié le 18 octobre 2025 17:05:00. Un régime cétogène, riche en graisses et pauvre en glucides, pourrait contribuer à préserver la santé cérébrale et à retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer, selon une nouvelle étude américaine. Les effets bénéfiques semblent particulièrement marqués chez les femmes porteuses d’un gène spécifique.

  • Un régime cétogène pourrait améliorer le métabolisme cérébral chez les personnes à risque de maladie d’Alzheimer.
  • L’étude, menée sur des souris, révèle des effets différents selon le sexe et le profil génétique.
  • Les chercheurs soulignent l’importance d’une approche nutritionnelle personnalisée.

Des chercheurs de l’École de médecine de l’Université du Missouri ont exploré l’impact d’un régime cétogène sur le fonctionnement du cerveau, en particulier chez les individus porteurs du gène APOE4, principal facteur de risque génétique de la maladie d’Alzheimer à apparition tardive. Leur travail suggère que la manière dont le cerveau utilise son énergie pourrait être modulée par l’alimentation.

L’étude a révélé que chez les souris femelles porteuses du gène APOE4, un régime cétogène était associé à un microbiome intestinal plus sain et à des niveaux d’énergie cérébrale plus élevés, comparativement à un régime riche en glucides. Ces résultats n’ont pas été observés chez les mâles, ce qui indique une interaction complexe entre le sexe, la génétique et la réponse au régime.

Normalement, le cerveau tire son énergie principalement du glucose, issu de la dégradation des glucides. Cependant, chez les personnes porteuses du gène APOE4, ce processus peut être moins efficace, ce qui pourrait favoriser le déclin cognitif avec l’âge. Le régime cétogène propose une alternative : l’organisme produit alors des cétones, issues du métabolisme des graisses, qui peuvent servir de source d’énergie pour les cellules cérébrales. Ce mécanisme pourrait ainsi protéger les neurones et réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

Les résultats de cette recherche mettent en évidence la nécessité d’une approche nutritionnelle individualisée. Au lieu de recommandations alimentaires universelles, les scientifiques préconisent de tenir compte de facteurs tels que le génotype, la composition du microbiome intestinal, le sexe et l’âge de chaque individu.

Les experts soulignent qu’il est crucial d’agir pour préserver la santé cérébrale dès le plus jeune âge, car les symptômes de la maladie d’Alzheimer apparaissent généralement après 65 ans et sont souvent irréversibles. Une intervention précoce pourrait donc avoir un impact significatif sur la prévention de la maladie.

L’étude a été récemment publiée dans le Journal of Neurochemistry.

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