Les automobilistes français pourraient bientôt bénéficier d’une baisse significative des prix à la pompe. La moyenne nationale du prix de l’essence aux États-Unis est tombée à 3,05 dollars le gallon (environ 1,15 € le litre) la semaine dernière, et les experts prévoient un prix moyen de 3 dollars (environ 1,14 € le litre) d’ici la semaine prochaine, une première depuis mai 2021.
Cette chute des prix est principalement due à une augmentation de l’offre de pétrole, combinée à une demande en baisse. Selon l’Energy Information Administration (EIA), l’offre mondiale de pétrole devrait augmenter de 3 millions de barils par jour en 2025, tandis que la demande ne progressera que de 700 000 barils par jour. « Le résultat est une surabondance », explique Andy Lipow, président de Lipow Oil Associates.
Les prix du brut jouent un rôle crucial dans le prix à la pompe, représentant actuellement 51 % du coût d’un gallon d’essence. Les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) se négociaient mardi autour de 57 dollars le baril. L’EIA prévoit un prix de détail moyen de l’essence ordinaire aux États-Unis d’environ 3,10 dollars le gallon (environ 1,18 € le litre) pour le reste de l’année, et de 2,90 dollars le gallon (environ 1,10 € le litre) en 2026.
Plusieurs facteurs contribuent à cette situation. L’OPEP+, après avoir mis en place des réductions volontaires de production au cours des deux dernières années, a augmenté son offre. Parallèlement, la production nationale américaine a atteint des niveaux records, dépassant les 13,6 millions de barils par jour, avec des contributions supplémentaires du Brésil, de la Guyane et de l’Argentine. La Chine a également joué un rôle en reconstituant ses stocks stratégiques à des prix bas.
La diminution des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, a également un impact positif sur les prix du pétrole. L’instabilité dans cette région peut en effet influencer les marchés, car les investisseurs réagissent aux risques régionaux.
Phil Flynn, analyste principal de Price Futures Group, attribue également cette évolution à la politique de l’ancien président américain Donald Trump vis-à-vis de l’OPEP, qui aurait encouragé les pays membres à augmenter leur production plus rapidement que prévu. « La relation politique de Donald Trump avec l’OPEP a permis aux pays membres d’augmenter la production de pétrole plus rapidement que prévu initialement », a-t-il déclaré.
Bob Griffin, membre du conseil d’administration de Future49, a souligné l’importance des ressources gazières de l’Alaska, alors que l’administration Trump envisage d’ouvrir des millions d’acres au développement pétrolier et gazier en annulant une règle mise en place par l’administration Biden.
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