Publié le 24 septembre 2025. L’agence de notation Standard & Poor’s a confirmé la solidité financière du Qatar, lui attribuant une note élevée et des perspectives stables, portée par la force de son économie et ses importantes réserves de gaz naturel liquéfié.
- Le Qatar conserve une notation de crédit souverain de « AA » à long terme et « A-1+ » à court terme, signalant une très grande capacité de remboursement de sa dette.
- L’agence prévoit une croissance économique robuste de 5 % par an pour le Qatar au cours des trois prochaines années, stimulée par l’expansion de son secteur gazier.
- Le PIB nominal du Qatar devrait dépasser le seuil du billion de riyals (1 000 milliards de riyals) d’ici 2028, atteignant 1 029 milliards de riyals.
Standard & Poor’s a réaffirmé sa confiance dans la capacité du Qatar à faire face aux chocs économiques et géopolitiques, grâce à ses excédents financiers considérables et à ses actifs étrangers importants. Cette confirmation intervient dans un contexte mondial marqué par l’incertitude économique, soulignant la résilience de l’économie qatarie.
L’agence prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel qatarien de 3 % en 2025, avant d’atteindre 5 % annuellement entre 2026 et 2028. Cette dynamique sera notamment tirée par le démarrage de la production de la première phase d’expansion du champ North Field en 2026. Le PIB nominal devrait progresser de 792,5 milliards de riyals en 2025 à 823 milliards de riyals en 2026, puis à 937,5 milliards de riyals en 2027, avant de franchir le cap du billion de riyals en 2028.
Au premier semestre 2025, la croissance du PIB réel qatarien a été de 3,4 %, principalement grâce à la performance des secteurs non liés aux hydrocarbures, tels que le commerce de gros et de détail, la finance et l’hôtellerie. Cette diversification économique, encouragée par la « Troisième stratégie nationale de développement » du Qatar (qui s’étend jusqu’en 2030), est un facteur clé de la solidité financière du pays. Le Qatar a mis en œuvre des mesures pour améliorer son environnement des affaires et attirer les investissements étrangers, ce qui devrait renforcer le marché du travail et stimuler les flux de main-d’œuvre.
L’agence souligne que le Qatar continuera de privilégier le développement du secteur du gaz naturel liquéfié (GNL) et la diversification de son économie. Des projets d’envergure, comme la centrale Golden Pass aux États-Unis, en partenariat avec ExxonMobil, et l’expansion du champ North Field, devraient renforcer la position du Qatar sur les marchés énergétiques européens. Les actifs souverains nets du Qatar devraient atteindre en moyenne 134 % du PIB entre 2025 et 2028, soutenus par les rendements des investissements de la Qatar Investment Authority.
Le Fonds monétaire international (FMI) classe l’économie qatarie en tête des économies les plus susceptibles de connaître une croissance en 2026 parmi les pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, avec un taux estimé à 6,1 %. Cette prévision est directement liée au projet d’expansion du champ North Field, le plus grand projet gazier actuellement en construction dans le monde.
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