Publié le 2 novembre 2023. L’hôpital universitaire de Pise (Aoup) connaît un changement de génération important avec le départ à la retraite de plusieurs figures emblématiques de la médecine locale, mais la transition se déroule dans la sérénité grâce à une équipe de successeurs préparés et une nouvelle infrastructure hospitalière à l’horizon.
- Le professeur Gabriele Siciliano (neurologie), le professeur Massimo Chiarugi (chirurgie générale et d’urgence), le professeur Raffaele De Caterina (cardiologie 1) et le docteur Manuela Roncella (Centre Clinique du Sein) ont pris leur retraite le 31 octobre.
- Le professeur Massimo Santini, directeur de l’unité des opérations de médecine d’urgence et de premiers secours, les rejoindra à la retraite dans quelques mois.
- Ces départs interviennent alors que l’Aoup se prépare à l’ouverture du nouveau “Santa Chiara”, un hôpital ambitieux destiné à devenir un pôle médical majeur en Italie et en Europe.
Un vent de renouveau souffle sur l’hôpital universitaire de Pise. Le 31 octobre dernier, quatre personnalités majeures de la médecine pisane ont pris leur retraite : le professeur Gabriele Siciliano, chef du service de neurologie ; le professeur Massimo Chiarugi, à la tête de la chirurgie générale et d’urgence ; le professeur Raffaele De Caterina, cardiologue ; et le docteur Manuela Roncella, directrice du Centre Clinique du Sein. Tous étaient également professeurs d’université et ont contribué, pendant des décennies, à la renommée internationale de l’Aoup.
Dans les prochains mois, le professeur Massimo Santini, directeur de l’unité des opérations de médecine d’urgence et de premiers secours, les rejoindra également. Ces départs marquent une passation de pouvoir importante, mais les successeurs sont déjà en place et prêts à relever le défi.
Cette transition s’inscrit dans un contexte particulier : l’Aoup se prépare à l’ouverture du nouvel hôpital “Santa Chiara”, un projet d’envergure qui ambitionne de devenir l’un des plus grands et des plus performants établissements hospitaliers d’Italie et d’Europe.
Les départs ne signifient pas un vide, assurent les principaux concernés. Le professeur Siciliano, par exemple, entend poursuivre ses activités d’enseignement et de recherche, notamment dans les domaines des neurosciences et des maladies neuromusculaires.
« Je continuerai à enseigner dans le domaine académique et je mènerai à terme certains des projets de recherche que je suivais et qui concernent en particulier les neurosciences et les maladies neuromusculaires. »
Gabriele Siciliano, ancien chef du département de neurologie
Il confie également la continuité du service à une équipe jeune et compétente : « Je quitte un groupe de travail avec des professionnels jeunes et extrêmement intelligents dans de nombreux domaines de la neurologie, une spécialité qui est devenue de plus en plus complexe au fil des années et qui va des maladies neurovégétatives aux maladies vasculaires, comme les accidents vasculaires cérébraux, en passant par l’épilepsie, la sclérose en plaques, les maladies génétiques et musculaires et la SLA, pour ne citer que quelques exemples ». Il précise que le professeur Roberto Ceravolo prendra la direction opérationnelle et supervisera également l’école de spécialisation, tandis que le docteur Giovanni Orlandi se concentrera sur les accidents vasculaires cérébraux. Les professeurs Michelangelo Mancuso et Giulia Ricci s’occuperont des maladies neurogénétiques et neuromusculaires, et les professeurs Enrica Bonanni et Chiara Pizzanelli, de la neurophysiopathologie, notamment via le Centre de médecine du sommeil.
Le professeur Siciliano s’investira également dans la nouvelle fondation « Io sto con Chiara » de l’Aoup, une structure destinée à collecter des fonds et à soutenir les projets de l’hôpital.
« Ce sera une branche solidaire de notre hôpital qui se chargera de représenter et de catalyser les intérêts des tiers qui ont le désir de s’engager à soutenir notre hôpital et ses projets, mais nous dirons tout en décembre lorsque nous le présenterons publiquement. »
Gabriele Siciliano, ancien chef du département de neurologie
Du côté de la chirurgie générale et d’urgence, le professeur Chiarugi, créateur du “centre de traumatologie” de l’Aoup, se montre confiant.
« Ne vous inquiétez pas, après moi il n’y aura absolument pas de déluge universel. »
Massimo Chiarugi, ancien chef du service de chirurgie générale et d’urgence
Il se souvient d’une mission particulière en 1999, lorsqu’il avait été chargé d’assurer la sécurité de l’ancien président américain Bill Clinton lors d’une conférence à Florence. Il avait alors reçu des informations médicales confidentielles sur l’état de santé du dirigeant américain.
Enfin, le docteur Roncella, directrice du Centre Clinique du Sein, se réjouit d’avoir constitué une équipe solide, capable de poursuivre et d’améliorer les progrès réalisés ces dernières années.
« Parmi les nombreux objectifs que je me suis fixés, il y avait surtout celui de constituer une équipe solide, capable de poursuivre et même d’améliorer le travail que nous avons réalisé ces dernières années. Et je suis sûr d’une chose : cet objectif a été atteint. »
Manuela Roncella, ancienne directrice du Centre Clinique du Sein
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