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Comment les fibres neutralisent les graisses saturées et les calories de la malbouffe

by Sophie Martin

Une nouvelle approche nutritionnelle pourrait permettre de concilier plaisir gustatif et santé cardiovasculaire, en limitant les effets néfastes des aliments transformés grâce à une consommation accrue de fibres et d’antioxydants. Des recherches récentes mettent en lumière la capacité de certains nutriments à neutraliser les risques associés à une alimentation riche en graisses et en sucres.

L’accumulation de graisses saturées dans l’organisme peut entraîner une augmentation du cholestérol et obstruer les artères, ouvrant la voie aux maladies cardiaques. Cependant, des fibres solubles spécifiques, appelées bêta-glucanes, pourraient jouer un rôle protecteur. Selon les scientifiques, ces fibres diminuent l’absorption des graisses alimentaires et contribuent à réguler le cholestérol et le poids, même dans le cadre d’un régime comprenant des aliments gras. « Les bêta-glucanes captent les acides liés au cholestérol produits par les graisses alimentaires, les éliminant de notre corps avant qu’ils ne puissent endommager le cœur et les artères », expliquent les chercheurs.

L’excès de calories, souvent présent dans les aliments transformés, est stocké sous forme de graisse, favorisant la prise de poids et l’obésité. Les fibres et les antioxydants peuvent aider à contrer cet effet. Les fibres réduisent la quantité de calories absorbées en les piégeant dans le système digestif, tandis que les antioxydants stimulent la combustion des graisses, rendant la prise de poids plus difficile.

La consommation d’aliments frits peut générer des lipides oxydés, des composés nocifs pour les cellules et les vaisseaux sanguins, augmentant ainsi le risque de maladies cardiaques. Une combinaison de vitamines C et E, agissant comme antioxydants, inhibe la formation de ces lipides oxydés et protège le système cardiovasculaire.

Les viandes transformées, telles que les hot-dogs, le bacon et les saucisses, contiennent des nitrites qui, avec le temps, peuvent se transformer en nitrosamines, des composés cancérigènes associés au cancer du pancréas. Les vitamines C, E et le sélénium neutralisent les nitrites, empêchant ainsi la formation de nitrosamines et limitant le risque de développement de cette maladie.

Une consommation excessive de sodium, fréquente dans les plats préparés, peut entraîner une hypertension artérielle en augmentant la rétention d’eau. Le potassium et le calcium peuvent aider à réguler la tension artérielle. Le potassium élimine l’excès de sodium, tandis que le calcium agit comme un diurétique naturel, favorisant l’élimination du sodium et de l’eau par les reins.

Certains aliments riches en protéines animales, comme les steaks et les hamburgers, peuvent augmenter la production d’homocystéine, un acide aminé potentiellement dangereux pour le cœur et les vaisseaux sanguins. Les vitamines B, notamment l’acide folique, la vitamine B6 et la vitamine B12, décomposent l’excès d’homocystéine en composés inoffensifs, réduisant ainsi le risque de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux.

Les aliments gras peuvent favoriser la croissance de certaines bactéries intestinales qui convertissent les acides biliaires en hormones de type œstrogène, potentiellement impliquées dans le développement de cancers du sein et d’autres cancers liés aux hormones. Les isoflavones, une classe de composés identifiés par les scientifiques, contribuent à maintenir des niveaux d’œstrogènes appropriés en se liant aux récepteurs d’œstrogènes, empêchant ainsi les œstrogènes naturels d’exercer leur action et limitant le risque de croissance tumorale.

Ces découvertes, issues de recherches menées par des scientifiques de plus d’une douzaine d’institutions internationales, sont détaillées dans l’ouvrage « Contrecarrer la malbouffe : des recherches en santé et en médecine montrent que les fibres peuvent contrecarrer les graisses saturées, les calories et d’autres composants de la malbouffe, favorisant ainsi un contrôle moins restrictif du cholestérol et du poids » (ISBN : 9798272012678). L’auteur propose une approche nutritionnelle moins restrictive, axée sur la consommation de fibres et d’antioxydants pour atténuer les effets néfastes des aliments transformés.

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