Home AffairesLes conseillers financiers qui ont dirigé les opérations de M&A en 2025

Les conseillers financiers qui ont dirigé les opérations de M&A en 2025

by Amélie Bernard

Publié le 5 décembre 2025 à 23h30. Après une période de ralentissement post-pandémique, le marché des fusions-acquisitions (M&A) au Chili connaît un regain d’activité, porté par un intérêt croissant des investisseurs étrangers et des transactions d’envergure dans des secteurs clés.

  • Le montant total des transactions de M&A au Chili a dépassé les 61 milliards de dollars américains (environ 56 milliards d’euros) au troisième trimestre 2025, soit une augmentation de 21 % par rapport à la même période l’année précédente.
  • JPMorgan s’est imposée comme le principal conseiller financier en M&A au Chili, avec des transactions totalisant plus de 2,002 milliards de dollars américains (environ 1,85 milliard d’euros).
  • Les perspectives pour 2026 restent optimistes, avec une prévision de rebond de l’activité mondiale des fusions-acquisitions, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’intelligence artificielle et de la numérisation.

Le marché chilien des fusions et acquisitions affiche une dynamique positive, après une période de contraction liée à la pandémie de Covid-19. Les données de Mergermarket révèlent une reprise significative de l’activité, avec un volume de transactions internationales dépassant les 3,5 billions de dollars américains (environ 3,2 billions d’euros) au cours des neuf premiers mois de l’année, soit une hausse de 29 % sur un an.

En Amérique latine, le Chili se distingue comme un marché particulièrement attractif. Les experts soulignent la stabilité institutionnelle du pays et la résilience de ses secteurs économiques, qui attirent les investisseurs étrangers. Selon José Campos, associé principal en fusions et acquisitions chez Deloitte, 2025 a été une année d’ajustements et de signes de réactivation du marché.

« Tout indique que ce sera une année de plus grand dynamisme et d’opportunités stratégiques. »

José Campos, associé principal en fusions et acquisitions chez Deloitte

José Ignacio Zamorano, responsable de la banque d’investissement de BTG Pactual, estime que le Chili bénéficie actuellement des meilleures perspectives d’avenir depuis plusieurs années, tant sur le plan macroéconomique que commercial et social.

« Le plus grand dynamisme de l’activité est le reflet fidèle du fait que le pays a probablement les meilleures perspectives d’avenir ces dernières années, à tous les points de vue : macroéconomique, marchand et social. »

José Ignacio Zamorano, responsable de la banque d’investissement de BTG Pactual

Domingo Correa, directeur du corporate finance chez PwC, confirme cette tendance, soulignant la reprise du marché mondial en 2025, tirée par des transactions importantes dans les secteurs de la technologie, de l’énergie et des services financiers.

Le classement des principales banques d’investissement impliquées dans les opérations de M&A au Chili place JPMorgan en tête, avec des transactions totalisant plus de 2,002 milliards de dollars américains (environ 1,85 milliard d’euros). La banque américaine a notamment conseillé Grupo Security lors de la fusion avec Bicecorp, une opération d’une valeur proche de 1,1 milliard de dollars américains (environ 1 milliard d’euros), donnant naissance à l’une des plus grandes banques de la région. JPMorgan a également été impliquée dans la vente de Cementos Bio-Bio et le rachat de 33 % de The Fresh Market Holdings par Cencosud.

BTG Pactual se positionne en deuxième place, avec des opérations totalisant au moins 1,859 milliard de dollars américains (environ 1,7 milliards d’euros). La banque a conseillé le groupe Auguri lors de la vente de sa participation dans la Clínica Las Condes, ainsi que dans le cadre de l’offre publique d’achat sur Cementos Bio-Bio. Son opération la plus importante a été la vente du portefeuille d’actifs solaires de l’Oasis de Atacama à la société britannique ContourGlobal, pour un montant de 962 millions de dollars américains (environ 890 millions d’euros).

Rothschild & Co. occupe la troisième place, grâce à sa participation dans le rachat de WOM SA par un groupe de ses anciens créanciers. PwC arrive en quatrième position, avec sept transactions pour un montant total de 1,217 milliard de dollars américains (environ 1,12 milliard d’euros), notamment dans le secteur de l’énergie et le rachat de Construmart par la société asiatique Oriental Yuhong.

Les investisseurs étrangers représentent une part importante des transactions, avec les États-Unis (1,625 milliard de dollars américains, environ 1,5 milliard d’euros), le Royaume-Uni (962 millions de dollars américains, environ 890 millions d’euros), la Belgique (577 millions de dollars américains, environ 530 millions d’euros), le Brésil (262 millions de dollars américains, environ 240 millions d’euros) et la Chine (134 millions de dollars américains, environ 120 millions d’euros) en tête.

Plusieurs opérations importantes sont en cours de finalisation, notamment l’accord entre SQM et Codelco pour l’exploitation du lithium dans le Salar d’Atacama, et la vente de Paramount et Chilevisión. La vente d’Empresas Banmédica au gestionnaire brésilien Moneda-Patria Investments devrait également être finalisée prochainement.

Goldman Sachs prévoit un rebond significatif de l’activité mondiale des fusions-acquisitions en 2026, avec des estimations dépassant les 3,900 milliards de dollars américains (environ 3,6 billions d’euros), tirée par les infrastructures, l’intelligence artificielle et la numérisation.

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