Publié le 2025-12-12 11:06:00. Les femmes atteintes d’autisme rencontrent souvent des difficultés à être comprises et à s’accepter. Des spécialistes soulignent l’importance d’une thérapie adaptée, mais aussi d’un travail sur l’estime de soi et l’affirmation de soi.
- La thérapie peut aider les femmes autistes à mieux gérer leurs difficultés, mais le renforcement de l’image de soi est tout aussi crucial.
- Il est essentiel pour les femmes autistes de rester fidèles à elles-mêmes et de communiquer ouvertement leurs besoins.
- Les plaintes des femmes autistes ne doivent pas être minimisées ou ignorées, car l’autisme peut être invisible.
Pour de nombreuses femmes autistes, le chemin vers l’acceptation de soi est semé d’embûches. L’adaptation constante aux attentes sociales peut entraîner une perte de confiance et une difficulté à identifier ses propres forces. « Travailler sur une image de soi plus positive est au moins aussi important que la thérapie », explique Blijd-Hoogewys. Car une longue période de doute et d’incertitude érode l’estime de soi. « En raison de cette adaptation constante, de nombreuses femmes ne savent pas réellement qui elles sont ni où résident leurs points forts. » En se reconnectant à son identité profonde et en valorisant ses qualités, il devient possible de construire une base solide pour l’avenir, selon la spécialiste.
Miranda insiste sur l’importance de l’authenticité et de l’écoute de soi. « Je dis sans cesse à ma fille : sois toi-même et fais confiance à tes propres forces », témoigne-t-elle. Elle souligne également la nécessité d’oser exprimer ses besoins. « On ne peut pas s’attendre à ce que les gens sachent ce dont on a besoin. Alors indiquez-le. Il n’est pas forcément nécessaire de leur dire que cela est dû au fait que vous êtes autiste. »
Enfin, Blijd-Hoogewys plaide pour une meilleure reconnaissance des réalités vécues par les femmes autistes. « Leurs plaintes ne doivent pas être rejetées par un simple ‘tout le monde a ça parfois’ », avertit-elle. « Ce n’est pas parce que vous ne voyez pas l’autisme qu’il n’existe pas. » Elle établit une comparaison avec les personnes qui portent des lentilles de contact. « On ne voit pas que quelqu’un a une mauvaise vision, mais c’est là. Seulement, il est soigneusement masqué. Tout comme avec de nombreuses femmes autistes. »
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