Les médecins coréens vont désormais pouvoir consulter l’historique de prescriptions de médicaments amaigrissants de leurs patients avant de rédiger une ordonnance. Cette nouvelle mesure, mise en place par le ministère de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique et l’Institut coréen de sécurité alimentaire et pharmaceutique, vise à lutter contre les abus et les dépendances liés à ces produits.
Dès le 16 du mois en cours, les professionnels de santé pourront vérifier, via le « système de gestion intégré des stupéfiants » (un réseau d’information dédié à la prévention des achats médicaux abusifs), si un patient a déjà reçu des prescriptions de phentermine, de phendimétrazine ou de diéthylpropion au cours des 12 derniers mois. Cette vérification s’effectuera automatiquement via une fenêtre contextuelle lors de la prescription de ces médicaments à l’aide d’un logiciel dédié.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une politique de renforcement du contrôle des médicaments à potentiel addictif. En juin 2023, la vérification des antécédents de prescriptions de fentanyl (sous forme de comprimés ou de patchs) était déjà devenue obligatoire. En juin 2024, le traitement du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) avec du méthylphénidate avait été désigné comme une cible prioritaire pour cette vérification.
Le ministère de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique explique que les médicaments amaigrissants présentent un risque élevé d’abus et de dépendance, justifiant ainsi cette nouvelle mesure de contrôle. Pour assurer une mise en œuvre fluide du système, des supports d’information seront distribués aux médecins et aux établissements de santé ayant déjà prescrit ces médicaments. Un centre d’assistance téléphonique (☎1670-6721) sera également mis à disposition pour répondre aux questions et résoudre les éventuels problèmes.
« L’objectif de cette mesure est de protéger la population contre les risques de dépendance aux médicaments, notamment lorsque ceux-ci sont utilisés à des fins esthétiques ou de perte de poids », a déclaré Kang Baek-won, directeur de la planification de la sécurité des médicaments au ministère de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique. « Nous sommes conscients que cette vérification pourrait initialement ralentir le processus de prescription, mais nous comptons sur la coopération volontaire des médecins pour prévenir les abus. »
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