Home SantéAvec « une augmentation des cas beaucoup plus précoce », la région de Waterloo connaît une augmentation des cas de grippe et des hospitalisations

Avec « une augmentation des cas beaucoup plus précoce », la région de Waterloo connaît une augmentation des cas de grippe et des hospitalisations

by Sophie Martin

Publié le 31 décembre 2023 16:35. La région de Waterloo est confrontée à une hausse précoce et significative des cas de grippe, potentiellement liée à une nouvelle souche virale moins bien combattue par les vaccins actuels. Les autorités sanitaires appellent à la prudence, en particulier pour les populations les plus vulnérables.

  • Une nouvelle variante de la grippe H3N2 circule et pourrait expliquer l’augmentation des infections et des hospitalisations.
  • 503 cas de grippe ont été recensés cette saison, dont 156 au cours de la semaine précédant Noël.
  • Les personnes âgées de plus de 60 ans et les enfants de moins de 12 ans sont particulièrement touchés.

La région de Waterloo observe une recrudescence inhabituellement précoce de la grippe, avec une augmentation notable des hospitalisations. Selon David Aoki, directeur des maladies infectieuses et infirmier en chef de la région de Waterloo, une nouvelle souche du virus H3N2 est en cause.

« Chaque année, le virus de la grippe mute un peu, et il s’agit donc d’une souche de H3N2 complètement différente de celle que nous avons vue dans le passé. Pour cette raison, nous constatons une augmentation rapide des cas et nous constatons plus d’hospitalisations que ces dernières années. »

David Aoki, directeur des maladies infectieuses et infirmier en chef de la région de Waterloo

Cette augmentation est plus précoce que celle observée les années précédentes, y compris pendant la période de forte circulation du COVID-19. Au total, 503 cas de grippe ont été signalés depuis le début de la saison, avec un pic de 156 cas enregistrés la semaine se terminant le 20 décembre.

Bien qu’il soit encore trop tôt pour affirmer que cette nouvelle souche est directement responsable de l’augmentation des hospitalisations, les experts restent vigilants. « Nous sommes encore très tôt dans la saison de la grippe… nous n’avons pas encore atteint notre apogée », explique Aoki. « Nous ne savons pas si cela va se stabiliser, si nous allons continuer pendant encore un mois ou si le taux de cas augmente. »

Les données de Santé publique Ontario pour la semaine se terminant le 13 décembre confirment cette tendance : 130 cas de grippe ont été signalés dans la région de Waterloo (56 de plus que la semaine précédente), ainsi que 11 admissions à l’hôpital (quatre de plus). Une épidémie de grippe a été signalée au cours de cette semaine, et une autre la semaine précédente. Parallèlement, 8 cas de COVID-19 ont été recensés, en légère baisse.

Le taux de positivité des tests de grippe en laboratoire est également élevé, atteignant 27,8 % pour la semaine du 13 décembre, selon Santé publique Ontario.

Dans la région de Wellington-Dufferin-Guelph, 133 cas de grippe ont été signalés, soit une augmentation de 42 par rapport à la semaine précédente, avec 19 hospitalisations (5 de moins). Aucune épidémie de grippe n’a été signalée dans cette zone, mais 9 cas de COVID-19 ont été recensés, soit quatre de plus que la semaine précédente.

Les autorités sanitaires s’inquiètent particulièrement pour les populations les plus vulnérables : les très jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de problèmes de santé qui affaiblissent leur système immunitaire. Les données actuelles montrent que les cas les plus fréquents concernent les personnes de plus de 60 ans et les enfants de moins de 12 ans.

« Nos chiffres montrent que jusqu’à présent, le principal nombre de cas sont ceux de plus de 60 ans, et ensuite vraiment [young]de moins de 12 ans. »

David Aoki, directeur des maladies infectieuses et infirmier en chef de la région de Waterloo

Bien que les vaccins actuels ne soient pas parfaitement adaptés à cette nouvelle souche du H3N2, la vaccination reste la meilleure protection contre la grippe, selon Aoki. « Nous savons que même au cours des années où nous avons eu une faible inadéquation entre la souche qui circule et le contenu du vaccin, le vaccin protège contre de pires conséquences comme la pneumonie, les hospitalisations et les décès », a-t-il précisé. « C’est toujours votre meilleure protection. »

À l’approche des célébrations du Nouvel An, les autorités sanitaires recommandent vivement de rester à la maison en cas de symptômes, de se laver fréquemment les mains, de se couvrir la bouche en toussant et d’envisager le port du masque dans les lieux clos afin de limiter la propagation du virus.

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