Publié le 31 octobre 2025 à 06h06. Apple franchit un nouveau cap symbolique en atteignant une capitalisation boursière de 4 000 milliards de dollars, une valorisation qui dépasse à elle seule celle de l’ensemble des entreprises cotées en Suisse.
- Apple a enregistré un bénéfice record de 112 milliards de dollars (environ 103 milliards d’euros) sur son dernier exercice financier, en hausse de 19 % par rapport à l’année précédente.
- Les ventes d’iPhone ont progressé de 6 % pour atteindre 416 milliards de dollars (environ 385 milliards d’euros), représentant la moitié du chiffre d’affaires total de l’entreprise.
- Cinq géants technologiques américains – Nvidia, Microsoft, Apple, Alphabet et Amazon – pèsent désormais plus que l’ensemble des sociétés cotées à la bourse suisse.
Apple a dévoilé jeudi soir des résultats trimestriels exceptionnels, confirmant sa position de leader incontesté sur le marché. L’entreprise à la pomme a réalisé un bénéfice net de 112 milliards de dollars sur l’ensemble de son exercice financier, qui s’achève en septembre, soit une augmentation de 19 % par rapport à l’année précédente. Ce succès est notamment porté par les ventes d’iPhone, qui ont augmenté de 6 % pour atteindre 416 milliards de dollars, représentant la moitié du chiffre d’affaires global de l’entreprise.
La capitalisation boursière d’Apple a atteint le seuil historique de 4 000 milliards de dollars, un montant qui équivaut à la valeur combinée de toutes les entreprises cotées à la bourse suisse. Cette performance intervient après une période de turbulences liées à l’annonce de droits de douane aux États-Unis il y a six mois, mais le cours de l’action a depuis largement rebondi, doublant en cinq ans.
Apple n’est pas le seul géant technologique américain à afficher une croissance spectaculaire. Nvidia, Microsoft, Alphabet (la société mère de Google) et Amazon dépassent également la valeur boursière de l’ensemble des entreprises suisses. Nvidia, spécialisée dans les puces informatiques et les logiciels pour l’intelligence artificielle et les centres de données, est même la première entreprise à franchir le cap des 5 000 milliards de dollars de capitalisation.
À titre de comparaison, l’indice SPI, qui mesure la performance des entreprises cotées à la bourse suisse, reflète une capitalisation boursière combinée d’environ 2 000 milliards de dollars. Meta, la société mère de Facebook, WhatsApp et Instagram, se rapproche de cette valeur, mais reste légèrement en dessous.
Cette concentration de richesse entre les mains de quelques entreprises soulève des interrogations quant à la stabilité des marchés financiers. L’exemple récent de Meta illustre cette volatilité : après avoir annoncé un chiffre d’affaires trimestriel record de 50 milliards de dollars, l’entreprise a annoncé un investissement massif de 72 milliards de dollars dans le développement de l’intelligence artificielle. Cette annonce a suscité des doutes chez les investisseurs, entraînant une chute de 11 % de l’action Meta, sa plus forte baisse quotidienne depuis trois ans.
Meta investit-il trop dans l’intelligence artificielle ? Les actions ont chuté de 11 pour cent jeudi.
Clé de voûte / Thibault Camus
Les entreprises américaines continuent de renforcer leur domination dans des secteurs clés tels qu’Internet, les réseaux sociaux et, de plus en plus, l’intelligence artificielle. Les entreprises européennes peinent à suivre le rythme, faute de moyens financiers suffisants pour investir massivement dans ces technologies. Malgré les appels à la séparation de ces géants, de telles mesures semblent peu probables dans l’immédiat.
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