Publié le 24 octobre 2024. La Banque centrale de la République de Turquie (BCTR) a temporairement suspendu l’achat d’or auprès des mineurs locaux, une décision qui suscite des réactions dans le secteur et vise à atténuer les disparités de prix avec le marché international.
- La BCTR a cessé d’acquérir des lingots d’or produits en Turquie, privilégiant jusqu’alors un achat en livres turques (TL).
- Cette suspension intervient dans un contexte d’écart de prix significatif entre l’or en Turquie et les marchés mondiaux, atteignant environ 5 500 dollars le kilogramme.
- L’Association des mineurs d’or assure que les ventes d’or se poursuivent sur le marché libre et dément les informations circulant sur les réseaux sociaux concernant un arrêt des transactions.
La décision de la BCTR, qui avait la priorité d’acheter l’or produit localement, a été annoncée suite à des perturbations sur les marchés et des inquiétudes exprimées par l’industrie de la bijouterie. L’association des mineurs d’or explique que cette mesure pourrait être une réponse à la volatilité des prix, exacerbée par l’introduction de quotas sur les importations d’or en 2023.
Selon l’association, l’or qui n’est pas acquis par la BCTR est désormais mis sur le marché via les banques, les institutions financières et les acheteurs agréés cotés à la Borsa Istanbul. Elle souligne que de telles interventions des banques centrales sont courantes pour réguler le marché et diversifier les réserves.
« Cette situation a peut-être été considérée comme une réponse à la négativité des marchés due à la différence de prix entre les prix de l’or dans le monde et en Turquie, qui ont atteint environ 5 500 dollars le kilogramme, en raison de l’introduction d’un quota sur les importations d’or en 2023. Il est naturel que les banques centrales prennent de telles mesures. La diversité des réserves peut rendre nécessaire de prendre de telles mesures pour réguler le marché de temps en temps. »
Association des mineurs d’or
L’association se veut rassurante quant à l’impact de cette décision sur l’économie turque. Elle estime que la distribution directe de l’or produit localement aux consommateurs permettra de satisfaire la demande intérieure et d’éviter une aggravation du déficit du compte courant liée à des importations supplémentaires. La BCTR pourrait reprendre ses achats une fois les équilibres du marché rétablis.
L’association insiste sur le fait que les ventes d’or se déroulent normalement, démentant ainsi les rumeurs propagées sur les réseaux sociaux. Elle assure que le marché fonctionne dans des conditions de libre concurrence.
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