Une nouvelle étude clinique ouvre des perspectives encourageantes dans le traitement du cancer de l’oropharynx. Des chercheurs ont comparé pour la première fois, dans un essai randomisé de phase 3, l’efficacité de la protonthérapie à intensité modulée (IMPT) à celle de la radiothérapie à intensité modulée (IMRT), une technique plus conventionnelle.
L’étude, publiée dans la revue The Lancet, s’appuie sur des données issues de la comparaison de 50 patients traités par IMPT et 100 patients traités par IMRT. Les résultats indiquent une réduction significative du recours à une sonde de gastrostomie en phase aiguë et une perte de poids moins importante chez les patients ayant bénéficié de la protonthérapie. Cependant, à ce stade, aucune différence n’a été observée en termes de contrôle tumoral entre les deux groupes.
Ces conclusions viennent compléter un ensemble de travaux préliminaires qui suggéraient l’intérêt de la radiothérapie protonique dans les cancers de la tête et du cou. Des études dosimétriques antérieures avaient déjà mis en évidence ses avantages potentiels, tout comme des observations cliniques rétrospectives et des études cas-témoins. Une étude menée par le MD Anderson Cancer Center, basée sur son expérience initiale, avait déjà pointé dans cette direction.
La protonthérapie à intensité modulée (IMPT) est une technique de radiothérapie qui permet de délivrer une dose de radiation plus précise à la tumeur, tout en épargnant davantage les tissus sains environnants. La radiothérapie à intensité modulée (IMRT), quant à elle, est une technique plus largement utilisée qui module l’intensité des rayons X pour cibler la tumeur.
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