Home AffairesComment pouvons-nous prévenir une série de crimes sexuels en milieu éducatif ? Inspections inopinées des caméras « voyeurs »… Un projet de lignes directrices pour la « version japonaise du DBS » visant à vérifier les dossiers de crimes sexuels pour les professions entrant en contact avec des enfants est finalisé (TBS NEWS DIG Powered by JNN)

Comment pouvons-nous prévenir une série de crimes sexuels en milieu éducatif ? Inspections inopinées des caméras « voyeurs »… Un projet de lignes directrices pour la « version japonaise du DBS » visant à vérifier les dossiers de crimes sexuels pour les professions entrant en contact avec des enfants est finalisé (TBS NEWS DIG Powered by JNN)

by Amélie Bernard

Publié le 22 décembre 2025 09h45. Le Japon s’apprête à mettre en place un système de vérification des antécédents judiciaires sexuels pour les professionnels en contact avec des enfants, une mesure inspirée du DBS britannique, après une série d’affaires préoccupantes dans les écoles. Ce dispositif, prévu pour fin 2026, suscite des interrogations sur son efficacité et son impact sur la vie privée.

  • Environ 2,8 millions de personnes travaillant dans les écoles, les crèches et les centres de loisirs seront concernées par cette nouvelle réglementation.
  • Le gouvernement japonais étudie également l’extension de cette vérification au personnel administratif, aux chauffeurs de ramassage scolaire et aux clubs sportifs certifiés.
  • Parallèlement, l’installation de caméras de surveillance dans les établissements scolaires se développe, bien que soumise à des contraintes liées à la protection de la vie privée.

L’annonce de ce projet de loi intervient après l’adoption, l’année dernière, de la « Loi sur la prévention de la violence sexuelle sur les enfants » par la Diète. Cette législation vise à renforcer la protection des mineurs face aux abus, notamment en introduisant ce qui est communément appelé la « version japonaise du DBS » (Department for Business, Energy and Industrial Strategy, l’organisme britannique chargé de la vérification des antécédents). L’objectif est de prévenir les crimes sexuels commis par des personnes en position de confiance.

À Sagamihara, dans la préfecture de Kanagawa, une formation a été organisée pour sensibiliser le personnel scolaire à la présence potentielle de caméras cachées. Des journalistes ont pu constater l’efficacité des détecteurs de caméras, capables de repérer les ondes radio émises par les appareils dissimulés.

« Il s’agit de casiers en bois comme celui-ci. Il y a un petit trou que l’on ne voit pas facilement, et des caméras peuvent y être placées. Parfois, elles sont même dissimulées à l’intérieur du casier lui-même. »

Junichi Kashimura, conseil scolaire de la ville de Sagamihara

Si la vérification des antécédents judiciaires est perçue comme un outil de dissuasion important, l’installation de caméras de surveillance est également considérée comme un moyen de renforcer la sécurité. Cependant, cette dernière soulève des questions de confidentialité. Une crèche à Tokyo a déjà installé 16 caméras de surveillance dans son parc, depuis son ouverture il y a cinq ans.

« Nous pensons que les caméras de surveillance sont nécessaires pour capturer avec précision ce que disent les enfants, même s’ils ont de vagues souvenirs. »

Mutsuyo Baba, directrice de la crèche d’Owada Setagaya Gotokuji

La directrice précise que l’accès aux images est limité et que le fonctionnement des caméras est expliqué à un nombre restreint de personnes. Les parents interrogés se disent globalement rassurés par cette mesure de sécurité.

« Je pense que cela me procure un grand sentiment de sécurité. Je veux qu’ils gèrent bien les choses et s’assurent que rien ne fuit. »

Parent

« Je ressens plus fortement qu’il y a beaucoup d’yeux qui veillent sur moi. »

Parent

Mutsuyo Baba insiste sur le fait que les caméras de surveillance ne sont qu’une partie d’une approche globale de la protection de l’enfance, qui repose également sur la transparence et la vigilance de tous.

« Nous parlons toujours de la nécessité pour tous de voir ce qui se passe dans la crèche, il est donc important de la garder ouverte. »

Mutsuyo Baba, directrice de la crèche d’Owada, Setagaya Gotokuji

La mise en œuvre de la « version japonaise du DBS » est prévue pour la fin de l’année 2026.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.