Publié le 7 janvier 2026. La magie de Noël s’est évanouie, laissant derrière elle une réalité plus prosaïque : les factures. Près d’un foyer irlandais sur cinq a dû recourir à l’emprunt pour financer les festivités, et le remboursement pourrait s’étaler sur plusieurs mois.
- Environ 1 163 € ont été dépensés en moyenne par foyer pendant la période de Noël.
- Près de 20 % des Irlandais ont emprunté pour couvrir leurs dépenses de Noël, et s’attendent à rembourser leur dette sur au moins trois mois.
- Les ménages avec enfants de moins de 18 ans ont été les plus dépensiers, avec une moyenne de 1 600 €.
La période des fêtes, synonyme de joie et de partage, laisse souvent un goût amer : celui des dépenses excessives. Selon une étude récente de la Commission de la concurrence et de la protection des consommateurs (CCPC), près d’un foyer irlandais sur cinq a dû recourir à l’emprunt pour faire face aux coûts de Noël. Une situation qui risque de peser sur les budgets des ménages pendant plusieurs mois à venir.
L’enquête du CCPC révèle des disparités significatives en fonction de la composition des foyers. Ceux sans enfants ont dépensé en moyenne 995 €, tandis que les « générations sandwich », c’est-à-dire les personnes qui doivent à la fois élever leurs enfants et soutenir leurs parents, ont déboursé en moyenne 1 465 €. Mais ce sont les ménages avec enfants de moins de 18 ans qui ont le plus dépensé, avec une moyenne de 1 600 €.
Si la plupart des Irlandais (57 %) prévoyaient des dépenses similaires à celles de Noël 2024, plus d’un quart s’attendait à dépenser davantage. Les habitants de Dublin, en particulier, anticipaient une augmentation d’un tiers de leurs dépenses par rapport à l’année précédente, contre 23 % pour ceux vivant en dehors de la capitale.
En matière de financement, les économies personnelles ont été la principale source de financement pour la majorité des foyers. Cependant, les ménages à hauts revenus étaient plus susceptibles de puiser dans leurs réserves que les ménages à faibles revenus. Près d’un foyer sur cinq a eu recours à des prêts bancaires, des crédits à la consommation ou des cartes de crédit, et même aux solutions de « paiement fractionné » comme Klarna ou Revolut.
Les 25-34 ans sont particulièrement friands de ces solutions de paiement différé. Si les montants empruntés sont souvent modestes (moins de 500 € pour près de la moitié des emprunteurs), plus de 10 % ont dû contracter un prêt de 1 500 € ou plus.
Le remboursement de ces dettes de Noël pourrait s’avérer long. Si les ménages à hauts revenus et ceux sans enfants sont plus confiants quant à leur capacité à rembourser rapidement, près de 29 % des Irlandais estiment que le remboursement prendra entre un et trois mois, et 15 % prévoient de devoir attendre entre avril et juin pour solder leurs comptes.
Gérer ses dettes de carte de crédit
Pour ceux qui ont opté pour le paiement par carte de crédit, il est crucial d’agir rapidement. Il est conseillé de vérifier la date d’échéance et de s’efforcer de rembourser le solde intégralement avant cette date afin d’éviter les intérêts. Le Service de conseil financier et de budgétisation (MABS) recommande de régler la facture dès réception ou, à défaut, de rembourser un montant maximal possible.
Il est important de noter que le paiement du minimum requis peut donner l’illusion d’un contrôle budgétaire, mais il entraîne des frais d’intérêt importants et prolonge considérablement la durée du remboursement. Par exemple, rembourser uniquement le minimum sur une dette de 1 000 € pourrait prendre près de huit ans.
Attention aux paiements fractionnés
Si vous avez utilisé des services de « paiement fractionné » pour vos achats de Noël, il est essentiel de surveiller les échéances de vos versements. Avec Klarna, par exemple, aucun frais n’est appliqué si vous disposez de fonds suffisants sur votre compte aux dates prévues. Cependant, en cas de solde insuffisant, des frais s’accumulent rapidement.
Un manquement au paiement peut entraîner des frais de retard et, à terme, une procédure de recouvrement de créances. Il est donc impératif de vérifier vos dates de versement et de vous assurer que votre compte est suffisamment approvisionné.
Si vous rencontrez des difficultés de paiement, n’hésitez pas à contacter votre créancier ou MABS pour trouver une solution.
Préparer Noël 2026
Parmi ceux qui épargnent pour Noël, près de 40 % mettent de côté un peu d’argent chaque mois tout au long de l’année. Un quart commence à épargner entre juillet et septembre, et un tiers entre octobre et décembre. Les ménages à hauts revenus sont plus susceptibles d’épargner de manière régulière et anticipée.
L’année dernière, une épargne mensuelle de 97 € aurait suffi à couvrir les dépenses moyennes de Noël. Profitez des programmes de fidélité des supermarchés, comme ceux proposés par Aldi et Lidl, pour accumuler des points de récompense et réduire vos dépenses. Les cartes d’épargne de ces enseignes peuvent également être un moyen pratique de mettre de l’argent de côté en vue des fêtes.
Enfin, il est important de réfléchir à l’essentiel et de se demander si les cadeaux coûteux et les excès alimentaires ont réellement contribué à la magie de Noël. Une approche plus réfléchie des dépenses pourrait vous permettre de passer des fêtes plus sereines l’année prochaine.
