Publié le 23 octobre 2025 à 21h38. L’euro continue sa progression face au dinar algérien sur le marché noir, atteignant des niveaux inédits, tandis que les perspectives d’assouplissement des règles d’importation de véhicules d’occasion pourraient accentuer cette tendance à partir de 2026.
Le marché noir des devises à Alger, notamment au square Port-Saïd, a vu l’euro franchir de nouvelles étapes cette semaine. Ce jeudi, les cambistes proposaient un taux de 26 850 dinars pour 100 euros, soit 268,50 dinars l’unité, contre 268 dinars dimanche dernier.
Le dollar américain a également gagné du terrain, passant de 232 dinars en début de semaine à 233 dinars ce jeudi, avec un taux de 23 300 dinars pour 100 dollars. Cette hausse d’une unité reflète une demande soutenue et une offre en diminution.
Les experts attribuent cette flambée des devises à une forte demande, alimentée par les besoins des particuliers et des importateurs. L’importation de véhicules de moins de trois ans, financée exclusivement via le marché noir, contribue également à cette pression sur les devises.
Vers une nouvelle envolée de l’euro en 2026 ?
Les observateurs du marché anticipent de nouvelles hausses des devises face au dinar dans les mois à venir, et plus particulièrement en 2026. Cette prévision est liée aux discussions en cours concernant un éventuel assouplissement des règles d’importation de véhicules d’occasion.
Selon le journal Le Watan, des experts du secteur automobile, des économistes et des associations de consommateurs ont soumis une proposition aux députés dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2026.
Cette proposition vise à étendre l’autorisation actuelle d’importer des véhicules de moins de trois ans à ceux de moins de cinq ans, à condition qu’ils respectent les normes techniques et environnementales en vigueur. Cette mesure bénéficierait à la fois aux Algériens résidant en Algérie et à ceux de la diaspora.
Si le gouvernement valide cette proposition, la demande de devises devrait connaître une forte augmentation en 2026, les particuliers souhaitant importer des véhicules n’ayant d’autre choix que de se tourner vers le marché noir pour se procurer les fonds nécessaires. Une augmentation de la demande entraînant inévitablement une hausse des taux de change.
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