Home NouvellesDans l’Hérault, une habitante condamnée à 1 250 euros d’amende pour des dégradations imputées à son chat chez un voisin

Dans l’Hérault, une habitante condamnée à 1 250 euros d’amende pour des dégradations imputées à son chat chez un voisin

by Nicolas Lefèvre

Une habitante d’Agde, dans l’Hérault, est en conflit avec son voisin à cause des dégâts causés par son chat roux, Rémi. L’affaire a pris une tournure judiciaire avec une condamnation financière et une menace d’astreinte pour chaque nouvelle intrusion féline.

Dominique Valdès, enseignante à Agde, a été condamnée en janvier 2025 par le tribunal de Béziers à verser 1 250 euros de dommages et intérêts à son voisin, suite à une plainte pour dégradations. L’homme accuse Rémi d’avoir endommagé le crépi de sa façade, uriné sur une couette et fait ses besoins dans son jardin. Le voisin réclame désormais 2 200 euros (environ 1 400 dollars) de dommages et intérêts.

L’origine du litige remonte à 2024, après des travaux de rénovation chez le voisin. Dominique Valdès explique avoir reçu une lettre recommandée lui réclamant 880 euros (environ 570 dollars) pour les dégâts causés par « des pattes de chat ». Malgré un avis favorable de son assureur, l’affaire a été portée devant les tribunaux.

La propriétaire de Rémi conteste fermement les accusations. Elle souligne que le dossier présenté au tribunal ne contient que des photos de chats roux dans le quartier, sans preuve formelle que l’auteur des dégâts soit bien son animal. Elle estime qu’il manque de « véritables preuves » de la culpabilité de Rémi.

« Je ne dors plus, je suis sous anxiolytiques », a confié Dominique Valdès à Midi libre. Elle dénonce également l’installation de caméras de surveillance par son voisin et se sent surveillée. Une nouvelle assignation lui est parvenue en juillet, l’obligeant à comparaître devant un juge d’application des peines en décembre.

À ce stade, le montant du dédommagement pourrait être revu à la hausse, dépassant les 2 000 euros, et l’astreinte journalière pour chaque intrusion de Rémi pourrait passer de 30 à 150 euros. En conséquence, Dominique Valdès est contrainte de garder son chat enfermé, ce qui, selon elle, a rendu son animal agressif.

La Société protectrice des animaux (SPA) suit l’affaire de près, craignant un « précédent » juridique qui pourrait nuire au bien-être des chats domestiques et même freiner les adoptions.

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