Publié le 2025-12-11 06:18:00. L’accession à la propriété à Montréal demeure un objectif pour de nombreux Québécois, mais les conditions économiques actuelles rendent ce rêve de plus en plus difficile à atteindre. Une analyse récente révèle un ralentissement des ventes et des exigences financières accrues pour les acheteurs potentiels.
- Les ventes de propriétés ont diminué de 3 % sur l’île de Montréal et de 16 % sur la Rive-Sud.
- Le prix médian d’une maison unifamiliale s’établit à 776 750 $ en novembre 2025, en légère baisse par rapport à l’année précédente.
- Un salaire brut annuel d’au moins 145 170 $ est nécessaire pour acquérir une maison unifamiliale typique, tandis qu’un condo demande un revenu d’environ 89 330 $.
Le marché immobilier montréalais connaît une période de consolidation après une période d’activité soutenue, selon une étude du site Narcity, basée sur les données de l’Association des professionnels de l’immobilier du Québec (APCIQ). Si les prix ne s’effondrent pas, le ralentissement des ventes pourrait offrir une plus grande marge de négociation aux acheteurs, particulièrement ceux disposant de solides finances.
En novembre 2025, le prix médian d’une propriété unifamiliale à Montréal s’élevait à 776 750 $, une légère diminution par rapport aux 800 500 $ enregistrés l’année précédente. Du côté des condominiums, le prix médian a reculé d’environ 2 % sur douze mois, atteignant 468 000 $.
Ces chiffres soulignent que l’accessibilité à la propriété dépend fortement de la situation financière de chaque ménage, notamment de sa capacité à constituer une mise de fonds et à obtenir un prêt hypothécaire. Le gouvernement fédéral recommande de ne pas consacrer plus de 35 % de son revenu brut au logement, incluant l’hypothèque, les taxes municipales et scolaires, ainsi que les coûts d’énergie.
Narcity a réalisé des simulations basées sur deux scénarios courants : l’achat d’une maison unifamiliale évaluée à 776 750 $ et l’acquisition d’un condo à 468 000 $. Pour la maison, la mise de fonds minimale s’élève à 52 675 $ (25 000 $ pour les 5 % des premiers 500 000 $ et 27 675 $ pour le reste). Le montant à financer serait alors de 724 075 $, ce qui, avec un taux hypothécaire de 5 % sur 25 ans, représente un versement mensuel d’environ 4 230 $.
En respectant une règle d’endettement de 35 %, le salaire brut annuel nécessaire pour acquérir cette propriété s’établirait à environ 145 170 $. Pour le condo, la mise de fonds minimale serait de 23 400 $, avec un financement hypothécaire de 444 600 $. Le versement mensuel estimé à 2 600 $ impliquerait un salaire brut annuel d’environ 89 330 $, toujours en supposant un taux de 5 % et une période d’amortissement de 25 ans.
Il est crucial de noter que ces calculs ne prennent pas en compte les taxes municipales et scolaires, les coûts de chauffage, l’assurance habitation, les frais d’entretien et autres dépenses liées à la propriété, qui peuvent considérablement affecter la capacité d’emprunt et le budget global. Il est donc recommandé de consulter un conseiller financier ou un courtier hypothécaire pour obtenir des simulations personnalisées et précises.
Ces chiffres sont-ils un signal d’alarme pour le marché immobilier montréalais ?
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