Publié le 2 février 2026 15h46. Les réserves de change de l’Égypte ont atteint un niveau record de plus de 50,2 milliards de dollars à la fin de l’année 2025, assurant une couverture des importations de biens pour huit mois et témoignant de la confiance des investisseurs dans l’économie du pays.
- Les réserves de change de l’Égypte ont dépassé les 50,2 milliards de dollars, un record absolu.
- Ce niveau de réserves permet de couvrir huit mois d’importations, surpassant la moyenne mondiale de trois mois.
- Six sources principales alimentent ces réserves, avec des prévisions de croissance pour 2026.
Le bond spectaculaire des réserves de change de l’Égypte confirme sa capacité à honorer ses engagements financiers, notamment le paiement de sa dette extérieure et l’approvisionnement en biens essentiels. Cette performance renforce également la crédibilité des réformes économiques mises en œuvre par le gouvernement.
Selon la Banque centrale égyptienne, les réserves de trésorerie ont atteint plus de 50,2 milliards de dollars à la fin de l’année 2025. Ce chiffre représente un niveau jamais atteint auparavant et assure une couverture des importations de marchandises sur une période de huit mois, un indicateur supérieur à la moyenne mondiale estimée à trois mois.
Plusieurs facteurs contribuent à cette accumulation de devises fortes. Les exportations égyptiennes, actuellement estimées à environ 50 milliards de dollars, devraient atteindre 55 milliards de dollars au cours de l’année en cours. Le tourisme, en plein essor, génère des revenus d’environ 20 milliards de dollars et devrait dépasser les 22 milliards de dollars d’ici fin 2026.
Les investissements directs étrangers (IDE) jouent également un rôle crucial, avec une moyenne annuelle de 12 milliards de dollars. L’Égypte ambitionne de porter ce chiffre à 15 milliards de dollars cette année. Les envois de fonds des Égyptiens de l’étranger, qui ont atteint un niveau record d’environ 40 milliards de dollars au cours de la dernière année, devraient dépasser les 42 milliards de dollars à la fin de 2026.
D’autres sources de revenus contribuent également aux réserves de change, notamment les revenus du canal de Suez (environ 4 milliards de dollars par an) et les investissements étrangers dans les titres de créance du gouvernement égyptien, tels que les bons du Trésor et les obligations (environ 30 milliards de dollars).
Au total, les prévisions pour 2026 tablent sur des revenus en devises fortes dépassant les 140 milliards de dollars, confirmant la trajectoire de croissance économique de l’Égypte.
