Il y a deux jours
Lawwal Lawal
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Écrit par: Lawwal Lawal
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Depuis la naissance de l’État du Soudan du Sud en juillet 2011, le peuple a fait de grands rêves de liberté, de stabilité et de développement. Cependant, ces rêves sont rapidement entrés en collision avec une dure réalité, restaurant le passé des guerres et des divisions. La crise n’était pas le résultat du moment, mais plutôt une extension d’une longue histoire de l’absence de justice sociale et de négligence de construire des institutions capables de contenir la diversité et de gérer équitablement les ressources. Le Soudan du Sud a hérité d’un État émergent gêné par le patrimoine historique des guerres et est épaissi par les blessures des divisions ethniques et politiques. Avec l’absence d’une vision universelle de la gestion de l’État, la politique s’est transformée en arène pour liquider les comptes, et l’accès au pouvoir est devenu la fin pour lui-même, et il n’y a aucun moyen de servir la société. La crise s’est aggravée lorsque les affiliations tribales ont été politisées et converties en un outil de remplissage de guerre, au lieu d’être une source de force et de diversité, ce qui a conduit à des divisions répétées dans lesquelles les communautés locales ont payé le prix le plus élevé. La justice sociale n’est pas un slogan qui est soulevé, mais plutôt la base qui garantit l’équilibre et la stabilité. Mais la réalité a révélé de grands déséquilibres: • La richesse est concentrée entre les mains de groupes limités. • Une disparité claire dans le développement entre la capitale et les régions. • Services de base faibles de la santé, de l’éducation et des infrastructures. • La marginalisation des grands secteurs de la jeunesse et des femmes de la participation active. Ces déséquilibres ont non seulement créé un sentiment d’injustice, mais aussi un état de mécontentement et ont donné une justification des conflits. Le citoyen qui se sent marginalisé et exclu ne se considère pas comme faisant partie de l’État, mais peut devenir un adversaire ou un combattant contre lui. Par conséquent, la compréhension des racines du conflit au Soudan du Sud nécessite de regarder l’absence de justice sociale, et pas seulement les différences entre les élites politiques. Lorsque vous parlez de paix, beaucoup pensent que la signature des accords entre les parties en guerre est suffisante. Mais l’expérience a prouvé que la paix sur le papier ne signifie pas la paix dans la réalité et que ce qui n’est pas adressé à l’essence de la crise restera l’accord fragile et s’effondrer. Une paix équitable n’est pas seulement un cessez-le-feu ou un partage de position. Il s’agit plutôt d’un processus sociétal complet qui aborde les racines de la crise et garantit: • Protéger les droits de tous les citoyens sans discrimination. Distribution du pouvoir et de la richesse de manière équilibrée. • Reconnaître la diversité ethnique, culturelle et linguistique comme source de pouvoir qui ne menace pas. • Construire des institutions d’État qui régissent la loi, et non par la mentalité militaire. La plupart des accords précédents étaient satisfaits des arrangements entre les dirigeants des factions, tandis que les communautés locales sont restées en marge de l’opération. Les accords n’ont pas abordé les questions de justice transitoire, de réconciliation nationale, de développement équilibré et des droits des groupes marginalisés, qui reproduisaient les causes de la guerre. Pour y parvenir, il doit y avoir des conditions pour atteindre une paix équitable: 1. Réconciliation nationale: reconnaissance des victimes, réparation et documentation des violations de la page pliante de la page de guerre. 2. Justice transitionnelle: ceux qui sont responsables des violations et permettant aux sociétés de se remettre par des mécanismes traditionnels et modernes. 3. Implication de la société: la participation des communautés locales, des femmes, des jeunes et des clercs dans la formulation de solutions. 4. Reconstruction de l’État: réformer les institutions de l’armée, la police, le pouvoir judiciaire et la fonction publique pour assurer une réelle paix. Une paix équitable n’est pas un cadeau des politiciens, mais un droit pour le peuple et un devoir de l’État. S’il n’est pas construit sur les fondements de la réconciliation, de la justice et de l’égalité, il restera une paix temporaire en vertu desquelles de nouvelles graines de guerres sont cachées.
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