Publié le 16 octobre 2024 à 03h10. L’expiration d’un accord commercial bilatéral entre la Colombie et le Brésil va entraîner une hausse des prix de nombreux véhicules neufs sur le marché colombien, suscitant des inquiétudes quant à l’impact sur l’emploi dans le secteur automobile.
- La fin de l’Accord de complémentarité économique (ACE 72) avec le Brésil entraînera l’application d’un droit de douane de 16,1 % sur les véhicules importés.
- Plusieurs marques automobiles populaires en Colombie, dont Toyota, Renault, Volkswagen, Chevrolet, Fiat et Hyundai, seront concernées par cette augmentation des prix.
- Les syndicats du secteur automobile craignent des pertes d’emplois et demandent au gouvernement une transition progressive ou une prolongation de l’accord commercial.
La décision de ne pas renouveler l’Accord de complémentarité économique (ACE 72) avec le Brésil, en vigueur depuis 2017, va impacter significativement le marché automobile colombien. Cet accord permettait l’importation annuelle jusqu’à 50 000 véhicules neufs en franchise de droits de douane. Désormais, les importations seront soumises à la taxe de 16,1 % prévue par l’accord CAN-Mercosur.
Cette décision avait été annoncée en 2024, le ministère colombien du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme ayant choisi de ne pas reconduire cet accord préférentiel. Le gouvernement justifie cette mesure par la volonté de rééquilibrer la balance commerciale avec le Brésil, la Colombie accusant un déficit dans les échanges automobiles avec son voisin.
« La décision a été prise pour équilibrer la balance commerciale avec le Brésil, puisque la Colombie maintient un déficit dans les échanges de voitures avec ce pays. »
Luis Carlos Reyes, ancien ministre du Commerce
Selon l’Association nationale pour la mobilité durable (Andemos), le Brésil est un fournisseur clé pour le marché colombien, représentant 20 % des véhicules importés en Colombie en 2023. L’impact de la fin de l’ACE 72 se fera donc sentir sur de nombreux modèles.
Parmi les marques concernées, on retrouve Toyota (Corolla Cross, SW4 Fortuner et Yaris Cross), Renault (Oroch et Kardian), Volkswagen (T-Cross, Nivus et Virtus), Chevrolet (Onix et Tracker), Fiat (Pulse), Hyundai (HB20, HB20S et Creta), ainsi que Citroën, GM, Honda, Mitsubishi, Peugeot et Suzuki, qui bénéficiaient également des avantages de l’accord ACE72.
Les syndicats du secteur automobile ont exprimé leur inquiétude face à cette situation, estimant que plus de 25 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects pourraient être menacés. Ils appellent le gouvernement à envisager une transition progressive ou une prolongation de l’accord commercial afin d’atténuer l’impact sur l’emploi.
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