Flávio Bolsonaro a fui le Brésil pour les États-Unis après sa défaite aux élections présidentielles contre Luiz Inácio Lula da Silva, provoquant des tensions diplomatiques après son passage en Argentine et en Équateur. Il a ensuite émis une proclamation courte affirmant être le président-élu, ce qui a suscité un moquerie générale et un retrait immédiat de la part de ses alliés politiques.
La fuite de Flávio Bolsonaro vers les États-Unis et le voyage à travers l’Amérique du Sud
L’ancien candidat à la présidence Flávio Bolsonaro a quitté le Brésil pour les États-Unis peu après sa défaite électorale face au président sortant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva lors du scrutin du 25 October 2026. Le Tribunal supérieur électoral avait ordonné au sénateur de rendre ses passeports dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de blanchiment d’argent, assortie d’un délai de 24 heures.
La Dirección Nacional de Migraciones informa que a las 22:50 hs del dia 27/10, ingresaron por el paso fronterizo de Puente internacional Tancredo Neves en la provincia de Misiones, los ciudadanos Flavio Nantes Bolsonaro, Fernanda Antunes Figueira Bolsonaro, Carolina Figueira…
Après avoir manqué cette échéance fixée à midi le 27 October 2026, les autorités brésiliennes ont annulé ses documents de voyage. Le sénateur, son épouse et ses deux filles ont franchi la frontière terrestre avec l’Argentine tard dans la nuit du mardi 27 October 2026, selon les autorités migratoires argentines.
Le Tribunal supérieur électoral, l’autorité électorale brésilienne, avait annoncé la victoire de Lula avec 51,79 pour cent des voix pour un quatrième mandat. Le sénateur, âgé de 45 ans, a enregistré un retard de plus de 4 millions de voix au terme du second tour. Le Tribunal supérieur électoral a également ordonné aux autorités de mener des vérifications sur sa campagne électorale en raison de soupçons de financement étranger. Les autorités policières ont en outre relevé que le sénateur avait accès aux comptes bancaires d’une société appartenant à l’avocat visé. Flávio Bolsonaro a réfuté l’ensemble des accusations, estimant que la confiscation des passeports et les poursuites relèvent d’une volonté d’intimidation et d’une motivation politique.
“A letter that seems to have been penned by a foolhardy, loony halfwit” https://t.co/4pIFMrpUAl
L’administration américaine du président Donald Trump a confirmé l’octroi de visas permettant au sénateur et à ses proches d’entrer aux États-Unis. Les données de suivi de vol d’un biréacteur Gulfstream ont permis de retracer son départ depuis Puerto Iguazú à 03 h 18 GMT le mercredi, son atterrissage à Guayaquil à 08 h 47 GMT, puis son redécollage à 09 h 15 GMT en direction de Miami, où la famille a touché le sol le jeudi. Dans le même temps, le chef du parti de l’ancien président, Valdemar Costa Neto, ainsi que le coordinateur de campagne Rogerio Marinho, ont pris publiquement leurs distances ou ont affirmé l’absence totale de preuves d’une quelconque fraude électorale, à l’instar des déclarations du président du tribunal électoral Kassio Nunes Marques qui a insisté sur la sécurité du processus électoral.
La proclamation contestée de président-électeur et la réaction des alliés politiques
Peu après son arrivée à Miami le 28 October 2026, Flávio Bolsonaro a partagé une lettre ouverte avec des journalistes par l’intermédiaire de ses alliés, revendiquant brièvement le statut de chef de l’État brésilien. <a href="https://www.thenewdaily.com.au/news/world/south-america-news/2026-10-29/flavio-bolsonaro-flee-us-election
Je veux dire, non seulement à mes 60 millions d’électeurs mais au peuple brésilien, que je suis le président élu et que les criminels qui ont volé l’élection du Brésil font partie d’une organisation criminelle qui a établi une tyrannie.
La classe politique brésilienne, y compris au sein de la droite, a rapidement pris ses distances avec ces déclarations qualifiées de factieuses par les médias locaux. Tarcisio de Freitas, gouverneur de São Paulo et considéré comme un favori dans les cercles d’affaires, a indiqué qu’une candidature pour 2030 constituait une possibilité, tandis que Valdemar Costa Neto a visité Jair Bolsonaro, assigné à résidence après sa condamnation à 27 ans de prison pour avoir orchestré un complot visant à empêcher l’investiture de Lula en 2022. Des personnalités influentes telles que le pasteur Silas Malafaia et le commentateur politique Monteiro ont également fustigé l’attitude de la famille, qualifiant ces initiatives d’aventures putschistes irresponsables, pendant que la presse et les réseaux sociaux brésiliens tournaient en dérision les publications du sénateur en écho aux critiques d’éditorialistes du journal O Estado de S.

Les tensions diplomatiques entre Brasilia et Buenos Aires suite au transit
Le voyage de Flávio Bolsonaro par l’Argentine a provoqué de nouvelles frictions diplomatiques entre le gouvernement brésilien et l’administration libertaire du président argentin Javier Milei. Le président Luiz Inácio Lula da Silva a publiquement qualifié ce départ de honteux lors d’une allocution prononcée pour son quatre-vingt-unième anniversaire, regrettant que le sénateur ait choisi de fuir plutôt que de se défendre directement devant la justice de son pays.
Ces désaccords s’inscrivent dans un contexte de relations déjà tendues entre les deux pays d’Amérique du Sud, marquées par le rappel de leurs ambassadeurs respectifs en juillet après des invectives répétées de Javier Milei qualifiant le dirigeant brésilien de voleur et de corrompu, des tensions qui perdurent depuis l’accession au pouvoir du dirigeant argentin en 2023. Pendant ce temps, l’administration américaine a approuvé l’octroi de visas à Flávio Bolsonaro et à sa famille, tandis que le président Donald Trump a déclaré que le scrutin s’était déroulé dans des conditions jugées très étranges tout en refusant de s’impliquer davantage. Les enquêtes judiciaires visant le sénateur pour des soupçons de corruption et de blanchiment d’argent se poursuivent au Brésil, l’opposition menée par le Parti libéral cherchant à réorganiser ses forces depuis l’étranger.