Publié le 30 septembre 2025. Le Jihad islamique a dénoncé lundi soir le plan américain pour Gaza présenté conjointement par Donald Trump et Benjamin Netanyahu, le qualifiant de « recette pour une agression » contre les Palestiniens, tandis que les habitants de Gaza expriment leur scepticisme face à cette initiative.
- Le Jihad islamique considère le plan américano-israélien comme une tentative d’imposer à Gaza ce qu’Israël n’obtiendrait pas par la force militaire.
- Les habitants de Gaza craignent que ce plan ne soit qu’un prétexte pour obtenir la libération des otages sans mettre fin à la guerre.
- Les alliés européens de Washington appellent le Hamas à accepter le plan, sous peine d’une intensification de l’offensive israélienne.
Le mouvement Jihad islamique a publié un communiqué dans lequel il affirme que les annonces faites lors de la conférence de presse entre l’ancien président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu reflètent la position du gouvernement israélien et constituent un accord bilatéral. Selon le Jihad islamique, Israël tente, par l’intermédiaire des États-Unis, d’imposer des conditions qu’il ne pourrait pas obtenir par une action militaire directe.
« Ce qui a été annoncé lors de la conférence de presse entre Trump et Netanyahu est un accord américano-israélien et représente la position du gouvernement israélien », a déclaré le mouvement islamiste dans son communiqué. Il a ajouté que ce plan « est une recette pour la poursuite de l’agression contre le peuple palestinien », marquant la première réaction palestinienne officielle à ce projet pour Gaza.
Sur le terrain, le scepticisme est palpable. Abu Mazen Nassar, 52 ans, a confié à l’agence AFP :
« Nous, en tant que peuple, n’accepterons pas cette farce. »
Abu Mazen Nassar, habitant de Gaza
Les habitants de Gaza, déjà dévastés par des mois de conflit, craignent que ce plan ne soit qu’un piège destiné à obtenir la libération des otages sans pour autant mettre fin à la guerre.
Les alliés européens de Washington ont exhorté le Hamas à accepter le plan, soutenu par Netanyahu qui a toutefois averti le groupe armé palestinien que toute opposition entraînerait une escalade de l’offensive. L’offensive militaire israélienne à Gaza a été lancée en réponse à l’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas, organisation considérée comme terroriste par Israël, les États-Unis, l’Union européenne et d’autres pays. Cette attaque avait fait 1 219 morts, principalement des civils, selon un bilan de l’AFP basé sur les données israéliennes.
Depuis le début de la guerre, au moins 64 700 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont considérés comme fiables par l’ONU.
(AFP, Reuters)
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