À l’approche du scrutin du 3 novembre, la justice fédérale américaine a rejeté mercredi une demande de l’administration Trump visant à suspendre le décompte de 20 000 bulletins en Californie, selon les informations de RTL. Le juge a qualifié les accusations d’infondées.
À quelques jours du scrutin du 3 novembre, la justice américaine a opposé une fin de non-recevoir à Donald Trump. Un juge fédéral a rejeté la demande de l’administration Trump qui cherchait à forcer l’État de la Californie à suspendre le décompte de 20 000 bulletins, d’après les précisions de RTL. L’exécutif fédéral accusait ces électeurs d’être des étrangers.
Le refus du juge David O. Carter en Californie
Le juge David O. Carter a refusé d’ordonner la séquestration préalable des 20 000 bulletins mis en cause par le gouvernement californien. Dans sa décision rapportée par RTL, le magistrat a estimé que des droits constitutionnels et notre démocratie sont en jeu
, soulignant que les citoyens inscrits sur les listes électorales locales ne doivent pas subir de privation de leurs droits fondamentaux sur la base d’allégations infondées.
Des droits constitutionnels et notre démocratie sont en jeu.
David O. Carter, juge fédéral
Initialement, le gouvernement avait affirmé cet été que les registres californiens abritaient 190 000 électeurs dits illégaux. Ce chiffre a par la suite été revu à la baisse pour s’établir à 20 000, avant qu’un recours judiciaire en urgence ne soit déposé alors que les opérations de vote anticipé et par correspondance avaient déjà commencé.
Des accusations similaires dégonflées dans le Nevada
Une polémique semblable s’est produite dans l’État voisin du Nevada. L’administration Trump y avait d’abord recensé 16 000 électeurs non-citoyens, avant que des vérifications successives fassent chuter ce nombre à 185, puis à zéro. Le juge Carter a rappelé ces variations pour estimer que les démarches du gouvernement constituaient une vaste tentative d’ingérence électorale.
Alors que le milliardaire fait face à des sondages délicats qui menacent sa majorité au Congrès, ces recours s’inscrivent dans une suite de contestations menées depuis sa défaite de 2020 face à Joe Biden, sur fond d’accusations récurrentes de fraudes que les études qualifient d’anecdotiques.