Publié le 2025-12-02 03:01:00. Kane Carter a été reconnu coupable du meurtre au deuxième degré d’un adolescent de 15 ans et d’un homme lié au milieu criminel, mettant fin à un long procès marqué par des preuves circonstancielles et l’absence de témoin direct.
- Kane Carter a été déclaré coupable de deux chefs d’accusation de meurtre au deuxième degré.
- Alfred Wong, 15 ans, a été tué par une balle perdue en janvier 2018 alors qu’il se trouvait dans la voiture de ses parents.
- Le procès s’est appuyé sur des preuves ADN, des reconstitutions policières et des enregistrements téléphoniques, bien qu’aucun témoin n’ait vu Carter tirer.
Le verdict a été rendu lundi, après un procès initial qui s’était soldé par un jury en désaccord en septembre dernier. La famille de la victime, profondément affectée, n’a pas souhaité faire de déclaration immédiate. L’affaire a mis en lumière la violence liée aux gangs et les conséquences tragiques pour les innocents.
Alfred Wong a été mortellement blessé alors qu’il rentrait chez lui avec ses parents après un dîner en janvier 2018. Une balle perdue l’a atteint à la poitrine, entraînant son décès peu après. Kevin Whiteside, l’autre victime, était présumé lié au milieu criminel. Une autre personne, se trouvant dans un véhicule voisin, a également été légèrement blessée par une balle.
L’accusation a reconnu dès le début que son dossier était principalement basé sur des preuves indirectes. Elle a soutenu que les éléments ADN, les reconstitutions policières et les données issues des téléphones portables plaidaient en faveur de la culpabilité de Carter. Les procureurs ont avancé que Carter était venu à Vancouver dans le but d’éliminer Whiteside, qui préparait à son tour l’assassinat de son rival, Matthew Navas-Rivas.
La défense a plaidé pour un doute raisonnable, arguant qu’il n’y avait pas de preuve directe reliant Carter à la scène de crime. Malgré cet argument, le jury a estimé que les preuves présentées étaient suffisantes pour établir sa culpabilité au-delà de tout doute raisonnable.
Carter risque maintenant deux peines d’emprisonnement à perpétuité. La prochaine étape du processus judiciaire consistera à déterminer s’il sera admissible à une libération conditionnelle après 10 ou 25 ans de détention.
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