Home NouvellesKlaas Pot (51 ans) se rend en Ukraine pour les vacances : “Les Russes s’occupent des feux d’artifice”

Klaas Pot (51 ans) se rend en Ukraine pour les vacances : “Les Russes s’occupent des feux d’artifice”

by Nicolas Lefèvre

Publié le 24 septembre 2024. Un Néerlandais, connu simplement sous le nom de Pot, a créé une fondation dédiée à la protection des civils ukrainiens contre les attaques de drones, fournissant des filets de protection et témoignant de la résilience humaine face à la guerre.

  • Pot a fondé l’organisation “Life Guardians” pour fournir des filets anti-drones en Ukraine.
  • Il estime que sa fondation a contribué à sauver des centaines de vies.
  • Il décrit l’impact émotionnel profond de son travail auprès des populations touchées par le conflit.

Lviv et Kyiv sont les premières étapes de son voyage en Ukraine. Pot, qui ne souhaite pas divulguer son nom de famille, se rend régulièrement dans le pays pour livrer du matériel et constater sur le terrain les besoins des populations. Sa fondation, Life Guardians, se concentre sur la fourniture de filets conçus pour intercepter les drones et minimiser les dégâts causés par les attaques russes, qui se multiplient presque quotidiennement.

« Grâce à cela, nous avons probablement sauvé des centaines de vies », affirme Pot. Il précise ne pas s’aventurer en première ligne, ce qui, selon lui, rend sa mission « relativement sûre », tout en reconnaissant qu’un risque persiste. « Quelque chose peut arriver n’importe où. Vous prenez ce risque. Vous ne vous demandez pas constamment si un drone va tomber sur votre toit, vous êtes principalement occupé par ce que vous avez à faire », explique-t-il.

Au-delà de l’aspect logistique et de la livraison de matériel, c’est l’impact émotionnel de son travail qui marque le plus Pot. Il évoque des rencontres poignantes et des témoignages de gratitude qui vont bien au-delà d’un simple remerciement. « Ce n’est pas seulement un remerciement que vous recevez, c’est bien plus profond. Cela a à voir avec la survie. Il y a des moments que je n’oublierai jamais. Les regards des gens, les câlins, les mains qui se tiennent. Cela ne peut tout simplement pas être exprimé avec des mots. »

Il se fait un instant silencieux avant d’ajouter : « Et puis les orphelins. Cela vous fait vraiment quelque chose. Parfois, on perd un instant confiance en l’humanité. Mais en même temps, on voit aussi les plus beaux moments et on rencontre les plus belles personnes. » Son expérience souligne la complexité de la situation en Ukraine, où la souffrance et la résilience coexistent de manière saisissante.

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