Home SantéLa combinaison idéale pour réduire la graisse abdominale et réduire les risques de maladies

La combinaison idéale pour réduire la graisse abdominale et réduire les risques de maladies

by Sophie Martin

Publié le 2024-11-23. Une vaste étude britannique confirme que la combinaison d’une alimentation saine et d’une activité physique régulière est la stratégie la plus efficace pour réduire la graisse abdominale, prévenir les maladies métaboliques et protéger la santé à long terme.

  • Améliorer son alimentation et augmenter son niveau d’activité physique réduit significativement la graisse viscérale, la plus dangereuse pour la santé.
  • L’étude a suivi plus de 7 250 adultes pendant sept ans, évaluant leur régime alimentaire et leur activité physique avec précision.
  • Les chercheurs soulignent que la localisation de l’accumulation de graisse est aussi importante que la quantité totale.

Une alimentation équilibrée, inspirée du modèle méditerranéen, et une activité physique régulière sont les clés pour lutter contre l’embonpoint, le foie gras et d’autres maladies métaboliques, selon une étude menée par l’unité d’épidémiologie MRC de l’Université de Cambridge. Les résultats, publiés dans la revue JAMA Network Open, mettent en évidence l’importance d’agir sur ces deux fronts pour une meilleure santé.

L’étude Fenland, qui a suivi 7 256 adultes pendant sept ans, a permis d’évaluer la qualité de l’alimentation des participants sur la base du modèle méditerranéen – riche en fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, oléagineux et huile d’olive. L’activité physique a été mesurée grâce à des capteurs portés par les volontaires. Des analyses DEXA et des ultrasons ont été utilisés pour mesurer les changements dans la composition corporelle, notamment la masse grasse, musculaire et osseuse, ainsi que pour détecter les signes de stéatose hépatique.

Les données révèlent qu’une meilleure alimentation et plus d’exercice, même pris séparément, contribuent à limiter la prise de poids et à réduire la graisse totale et viscérale. Une incidence plus faible de modifications du foie associées à l’accumulation de graisse a également été observée. Cependant, c’est la combinaison des deux qui a eu l’impact le plus significatif.

Les participants qui ont simultanément amélioré leur alimentation et leur activité physique ont accumulé en moyenne 1,9 kilogramme de graisse totale et 150 grammes de graisse viscérale en moins tout au long de l’étude, par rapport à ceux qui n’ont pas modifié leurs habitudes. Selon les chercheurs, cela représente environ 7 % de la graisse totale et 16 % de la graisse viscérale initiale. Cette réduction de la graisse viscérale est restée significative même après ajustement pour l’indice de masse corporelle (IMC).

Shayan Aryannezhad, auteur principal de l’étude, a souligné l’importance de considérer où les graisses s’accumulent :

« Le poids à lui seul ne raconte pas toute l’histoire. Il est essentiel de noter où les graisses s’accumulent, car certains types peuvent causer plus de dégâts. »

Shayan Aryannezhad, auteur principal de l’étude

Il a précisé que combiner une alimentation équilibrée et une activité physique est particulièrement efficace pour lutter contre les graisses nocives.

Le professeur Nita Forouhi, co-auteure de l’étude, a ajouté que les bénéfices vont au-delà de la simple perte de poids :

« Des changements durables vers une alimentation plus saine et une plus grande dépense énergétique contribuent à prévenir les maladies et favorisent un vieillissement plus équilibré. »

Nita Forouhi, co-auteure de l’étude

Sur la base de ces résultats, les chercheurs recommandent des politiques publiques visant à faciliter l’accès à une alimentation saine et à encourager l’activité physique, afin de réduire l’obésité et les problèmes de santé associés, ainsi que leurs impacts sociaux et psychologiques.

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