La Réserve fédérale américaine marque une pause, mais l’inflation reste tenace, tandis que l’engouement pour l’intelligence artificielle continue de stimuler les marchés, notamment le géant NVIDIA qui pèse désormais lourdement sur le S&P 500. Ces dernières tendances, analysées à travers sept graphiques, dressent un tableau complexe de l’économie actuelle.
La Réserve fédérale a mis fin à son programme de resserrement quantitatif, une décision qui pourrait soulager les tensions sur les marchés monétaires à court terme. Toutefois, le ton plus ferme adopté par le président Powell a refroidi les espoirs d’une baisse des taux d’intérêt dès le mois de décembre. En conséquence, les rendements des bons du Trésor américain ont augmenté et les marchés boursiers ont connu des replis. Powell a souligné qu’une baisse des taux en décembre n’était « pas garantie, loin de là », laissant les investisseurs dans l’attente de nouveaux indicateurs économiques et de données sur la liquidité.
L’ascension actuelle des marchés boursiers ne montre aucun signe d’essoufflement, selon les analystes d’Edward Jones. Ils estiment que nous sommes au milieu d’un cycle haussier robuste, loin d’être affecté par une récession imminente ou un resserrement monétaire. La reprise du marché, bien que plus modérée, semble donc poursuivre sa trajectoire.
NVIDIA, fleuron de l’intelligence artificielle, continue de dominer les marchés. Sa capitalisation boursière a franchi le seuil de 5 000 milliards de dollars (environ 16 % de la capitalisation boursière totale des États-Unis), représentant désormais 8 % de l’indice S&P 500 – un niveau de concentration inégalé depuis les années 1970. Pour donner une idée de l’ampleur de cette valorisation, elle dépasse le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne et se rapproche de celui de l’Inde.
Cette concentration du marché américain est historique. NVIDIA, Microsoft et Apple détiennent à eux seuls 40 % de l’indice S&P 500, un record. Les résultats récents des géants de la technologie, surnommés les “Magnificent 7”, confirment que les dépenses liées à l’IA devraient continuer de croître jusqu’en 2026, portées par une demande structurelle à long terme. L’éventuelle introduction en bourse d’OpenAI pourrait bien relancer cette dynamique, plutôt que marquer un point culminant.
L’or, considéré comme une valeur refuge, a vu sa part dans les actifs investissables mondiaux augmenter, passant de 4 % à 6 % au cours des deux dernières années, atteignant son niveau le plus élevé depuis 1986. Cependant, il reste loin des 22 % observés lors de la bulle aurifère de 1980, avant de s’effondrer à 1 % en 2000.
Enfin, l’exemple de Walmart illustre la capacité de réinvention d’une entreprise. En 2015, l’entreprise a pris la décision d’augmenter les salaires de près de la moitié de ses employés, malgré une réaction initiale négative des investisseurs (-10 % du cours de l’action). Cette stratégie a finalement porté ses fruits, avec une augmentation de 48 % des salaires, une amélioration de l’engagement des employés et une hausse impressionnante de 450 % du cours de l’action.
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