Publié le 17 octobre 2024 à 17h28. Le conseil d’administration de l’Autorité aéroportuaire de Dublin (AAD) a jugé le directeur général Kenny Jacobs inapte à exercer ses fonctions, ouvrant la voie à un départ négocié assorti d’une indemnité de départ potentielle de 960 000 € (environ 1,1 million de dollars). Cette décision intervient après des inquiétudes soulevées quant à son comportement et à certaines informations communiquées aux administrateurs.
- Le conseil d’administration de l’AAD a conclu un accord de principe avec Kenny Jacobs pour un départ le 3 janvier, moyennant une indemnité de 960 000 €.
- Cette indemnité, ainsi que les frais juridiques, sont soumises à l’approbation des ministres des Transports et des Dépenses publiques.
- Des préoccupations concernant le comportement de M. Jacobs et la gestion de certaines affaires ont conduit le conseil d’administration à remettre en question son aptitude à diriger l’entreprise.
L’opérateur des aéroports de Dublin et de Cork a entamé des négociations avec Kenny Jacobs pour mettre fin à son mandat, moins de trois ans après sa nomination pour un contrat de sept ans. L’accord de principe, conclu après une médiation, prévoit une indemnité de départ de 960 000 € pour M. Jacobs, sans inclure les frais juridiques qui seront pris en charge séparément par l’AAD.
Selon des sources proches du dossier, le conseil d’administration a exprimé des réserves quant à certains agissements et propos de M. Jacobs avant d’en arriver à la conclusion qu’il n’était plus en mesure d’assumer ses responsabilités. Ces inquiétudes ont émergé suite à des signalements effectués dans le cadre de la loi sur la protection des lanceurs d’alerte, bien que les plaintes formelles n’aient pas été retenues. Le ministre des Transports, Darragh O’Brien, et le ministre des Dépenses publiques, Jack Chambers, doivent maintenant valider cette proposition.
L’AAD a informé le gouvernement des termes de cet accord en septembre. Compte tenu de la sensibilité politique d’une indemnité de départ conséquente pour un dirigeant d’une entreprise publique, une décision finale est peu probable avant l’élection présidentielle de vendredi prochain. Lors d’une réunion récente avec M. O’Brien et des représentants du Ministère des Transports, le conseil d’administration a expliqué que l’indemnité ne devait pas être perçue comme une compensation pour M. Jacobs, mais plutôt comme le coût de rétablir un fonctionnement normal après une période de troubles.
Les administrateurs ont souligné qu’un refus de l’accord pourrait exposer l’AAD et l’État à des risques juridiques et de réputation importants, ainsi qu’à des coûts supplémentaires et à une perte de temps pour le conseil d’administration. La délégation de l’AAD, composée du président Basil Geoghegan et des administrateurs Paula Cogan, Karen Morton et Risteard Sheridan, a également évoqué des préoccupations concernant des informations fournies par M. Jacobs et des modifications proposées, puis abandonnées, à la politique de l’aéroport concernant l’accès aux fauteuils roulants pour les passagers à mobilité réduite.
Bien que M. Jacobs ait eu l’occasion de reconsidérer son comportement, le conseil d’administration n’a pas constaté de prise de conscience suffisante des problèmes soulevés ni d’engagement à y remédier. La médiation a été privilégiée par rapport à une enquête plus approfondie, car elle présentait un risque moindre et offrait un meilleur contrôle du processus. Le conseil d’administration a estimé qu’un accord était préférable pour rétablir un contrôle effectif sur l’entreprise.
Ni le bureau de M. O’Brien, ni l’AAD, ni M. Jacobs n’ont souhaité commenter les discussions en cours.
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